Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Algérie Le Fis réclame sa réhabilitation

La réhabilitation du Front islamique du salut (Fis-dissous) a été «évoquée» dans l’accord conclu en 1997 par l’armée régulière algérienne et l’Armée islamique du salut (AIS), a indiqué un ancien responsable de ce parti, Abdelkader Boukhamkham. «Le retour du Fis sur la scène politique a été évoqué dans l’accord pouvoir-AIS», bras armé du Fis, a affirmé M. Boukhamkham dans un entretien publié lundi par le quotidien Le Jeune Indépendant. M. Boukhamkham s’est, cependant, refusé à préciser si cette réhabilitation est contenue dans l’accord écrit conclu entre les deux parties ou si elle a été seulement «évoquée» verbalement. Les autorités n’ont jamais divulgué la teneur de cet accord qui a permis à l’AIS d’annoncer une trêve en octobre 1997 avant de déposer les armes et de bénéficier d’une amnistie générale en janvier 2000 accordée par le président Abdelaziz Bouteflika, favorable à une réconciliation nationale en Algérie. «Le Fis reviendra tôt ou tard, que ses adversaires le veuillent ou non. L’Éat et la nation ont besoin d’un parti fort, implanté dans les milieux populaires», a-t-il affirmé. Le Fis, qui avait remporté le premier tour des élections législatives, annulées en décembre 1991, avait été dissous en mars 1992 et ses principaux dirigeants condamnés en juillet 1992 à des peines de 6 à 12 ans de prison. Actuellement ne reste en prison que le numéro deux du parti Ali Belhadj. Abassi Madani, son chef, libéré en juillet 1997, est en résidence surveillée à Alger. Les «adversaires» du retour du Fis sont, selon M. Boukhamkham, «une catégorie de gens élevés dans la culture française». «Cette petite clique est tellement émerveillée par l’Occident qu’elle renie ses origines et n’accepte pas de projet dont les référents soient arabes et islamiques», a-t-il estimé. Il a précisé qu’«au vu de la situation tragique du pays, la direction du Fis ne donne pas la priorité à la constitution d’un parti. Elle n’est pas pressée». Le Fis «estime que tant que la paix, la sécurité et la stabilité ne sont pas de retour, l’action politique constructive, libre et démocratique est impossible», a-t-il ajouté.
La réhabilitation du Front islamique du salut (Fis-dissous) a été «évoquée» dans l’accord conclu en 1997 par l’armée régulière algérienne et l’Armée islamique du salut (AIS), a indiqué un ancien responsable de ce parti, Abdelkader Boukhamkham. «Le retour du Fis sur la scène politique a été évoqué dans l’accord pouvoir-AIS», bras armé du Fis, a affirmé M. Boukhamkham dans un entretien publié lundi par le quotidien Le Jeune Indépendant. M. Boukhamkham s’est, cependant, refusé à préciser si cette réhabilitation est contenue dans l’accord écrit conclu entre les deux parties ou si elle a été seulement «évoquée» verbalement. Les autorités n’ont jamais divulgué la teneur de cet accord qui a permis à l’AIS d’annoncer une trêve en octobre 1997 avant de déposer les armes et de bénéficier...