Art - Exposition d'illustrations de La Divine Comédie Botticelli chez Dante
le 21 septembre 2000 à 00h00
La Renaissance florentine revit à Rome depuis hier mercredi et jusqu’au 3 décembre avec les illustrations de «La Divine Comédie» de Dante réalisées par Sandro Botticelli, l’un des maîtres du Quattrocento. L’exposition, installée dans le cadre des Écuries papales du Quirinale dominant la ville éternelle, présente pour la première fois les 92 dessins illustrant le livre fondateur de la langue italienne dans une édition originale due au copiste Niccolo Mangona. Chacun des dessins linéaires réalisés à la fin du XVe siècle par Alessandro Filippepi, le vrai nom de Botticelli, est tracé à la pointe d’argent et repassé à l’encre avec une plume. Ils faisaient face, une fois le livre ouvert, au chant correspondant de l’enfer, du purgatoire et du paradis. Les dessins, parfois presque effacés par le temps, sont ici présentés seuls et l’on aperçoit au dos, par transparence, l’écriture du copiste. À côté de chaque cadre une courte notice explique à quels chants se rapporte l’œuvre de l’artiste devenu mystique dans les vingt dernières années de sa vie. De Laurent le Magnifique à Savonarole, le moine dominicain pourfendeur de la Renaissance qui finit sur le bûcher, la première partie de l’exposition constitue un témoignage sur la vie politique et sociale de la Florence des Médicis. Miniatures, enluminures, portraits et manuscrits réalisés par Botticelli et les artistes de sa génération, ainsi qu’une tapisserie française de 1494 tissée d’après un carton de Botticelli illustrent cette époque. Une bonne partie des œuvres, réunies sous le titre Sandro Boticelli, peintre de La Divine Comédie, se trouvaient au Kupferstichkabinett dans l’ancienne Berlin-Est et n’auraient donc pu être présentées avant la chute du Mur. Mais, par rapport à Berlin, où elles ont été pour la première fois exposées d’avril à juin dernier, la «mostra» romaine s’est enrichie de chefs-d’œuvre venant notamment de la Bibliothèque Vaticane. Les œuvres venant d’Allemagne, de la Galerie des Offices de Florence (La Calomnie et la Découverte du cadavre d’Olopherne par exemple), mais aussi du Metropolitan de New York (Les Trois miracles de San Zanobi) ou de la Galerie nationale d’Ottawa (L’Histoire d’Ester), seront exposées après Rome à l’Académie royale de Londres.
La Renaissance florentine revit à Rome depuis hier mercredi et jusqu’au 3 décembre avec les illustrations de «La Divine Comédie» de Dante réalisées par Sandro Botticelli, l’un des maîtres du Quattrocento. L’exposition, installée dans le cadre des Écuries papales du Quirinale dominant la ville éternelle, présente pour la première fois les 92 dessins illustrant le livre fondateur de la langue italienne dans une édition originale due au copiste Niccolo Mangona. Chacun des dessins linéaires réalisés à la fin du XVe siècle par Alessandro Filippepi, le vrai nom de Botticelli, est tracé à la pointe d’argent et repassé à l’encre avec une plume. Ils faisaient face, une fois le livre ouvert, au chant correspondant de l’enfer, du purgatoire et du paradis. Les dessins, parfois presque effacés par le temps, sont...
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