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Actualités - Chronologie

Iran Téhéran pourrait atténuer les condamnations des dix juifs accusés d'espionnage

La cour d’appel de Chiraz devrait probablement modifier, et peut-être atténuer, aujourd’hui les condamnations de dix juifs iraniens pour espionnage au profit d’Israël, prononcées le 1er juillet. «Si les juges décident de regrouper en une seule les trois accusations retenues jusqu’ici, alors les peines seront à coup sûr modifiées», a déclaré hier à la radio le chef de la justice de Chiraz, Hossein-Ali Amiri. Les dix juifs iraniens ont été condamnés à des peines allant de quatre à treize ans de prison, mais ces peines provenaient du cumul de trois chefs d’accusation : «création» d’un réseau d’espionnage, «participation» à ce réseau et «collaboration» avec l’État d’Israël. Les deux personnes les plus lourdement condamnées sont Asher Zadmehr, 54 ans, rabbin et professeur de langues (13 ans de prison, dont six pour «création» et «participation» au réseau d’espionnage, et sept pour «collaboration»), et Hamid Tefelin, 29 ans, marchand de chaussures (13 ans de prison, dont neuf pour «participation» au réseau et quatre pour «collaboration»). Initialement, la décision en appel devait être rendue le 5 septembre. Elle a été retardée en raison précisément du désaccord entre les trois juges à propos du cumul des peines. Le verdict en appel sera prononcé dans un climat de tension entre la justice révolutionnaire et les avocats. Mardi, le porte-parole de la Défense, Me Ismaïl Nasseri, a annoncé que des «menaces», émanant d’un «responsable» de la justice qu’il n’a pas cité nommément, avaient été proférées aux avocats, pour les contraindre à admettre que leurs clients étaient bien des «espions». «On nous a dit que nous dirions aux suspects de ne pas vous garder comme avocats et que nous serions arrêtés», a indiqué Me Nasseri. «Nous avons juré que nous ne trahirions pas nos clients, et nous ne pouvons reconnaître que nos clients sont des espions», a-t-il ajouté. Les avocats ont toujours refusé de reconnaître les «aveux» des accusés, formulés hors de leur présence pendant le procès, en mai et juin, devant les caméras de télévision, et dont ils contestent la validité. Hier, M. Amiri a exhorté les avocats à révéler «qui les a menacés». «Les avocats ont travaillé depuis le début de cette affaire sans contrainte et sans limites. Maintenant que nous parvenons à la fin de ce processus, ce qu’ils disent n’est pas logique», a déclaré M. Amiri. «Ils doivent révéler qui les a menacés. Ils peuvent même porter plainte contre celui qui a proféré les menaces», a-t-il ajouté. Deux musulmans ont été condamnés à deux ans de prison pour leur rôle «auxiliaire» dans cette affaire. M. Amiri n’a pas précisé si la cour d’appel rendrait une décision à leur égard jeudi. Cette affaire, qui a vivement ému la communauté juive iranienne – 30 à 35 000 personnes, dont 6 000 à Chiraz – et mobilisé l’opinion internationale, avait commencé avec l’arrestation, en mars 1999, de 13 juifs. Trois d’entre eux avaient été libérés au bout de dix mois, puis acquittés. La justice et les autorités iraniennes ont affirmé à plusieurs reprises que le verdict du 1er juillet était «juste» et ont insisté sur le fait que la peine de mort avait été écartée. Le 5 septembre, à New York, le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan avait demandé au président iranien Mohammad Khatami que la requête des accusés soit examinée en appel «avec justice, compassion et avec la miséricorde traditionnelle islamique».
La cour d’appel de Chiraz devrait probablement modifier, et peut-être atténuer, aujourd’hui les condamnations de dix juifs iraniens pour espionnage au profit d’Israël, prononcées le 1er juillet. «Si les juges décident de regrouper en une seule les trois accusations retenues jusqu’ici, alors les peines seront à coup sûr modifiées», a déclaré hier à la radio le chef de la justice de Chiraz, Hossein-Ali Amiri. Les dix juifs iraniens ont été condamnés à des peines allant de quatre à treize ans de prison, mais ces peines provenaient du cumul de trois chefs d’accusation : «création» d’un réseau d’espionnage, «participation» à ce réseau et «collaboration» avec l’État d’Israël. Les deux personnes les plus lourdement condamnées sont Asher Zadmehr, 54 ans, rabbin et professeur de langues (13 ans de...