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Actualités - Chronologie

Divergence entre les prosport et les antisport

Les bureaux, magasins et restaurants du centre de Sydney étaient déserts hier. Des milliers d’habitants avaient pris place sur les sites olympiques, tandis que beaucoup d’autres avaient choisi de quitter la ville et la frénésie olympique. Les autorités municipales craignaient, pendant les Jeux, d’énormes embouteillages et une situation de chaos dans les transports de cette ville de quatre millions d’habitants. C’était le cas lundi matin à l’ouest de Sydney, aux abords du Parc olympique, au point que le coup d’envoi de Chine-Japon de softball a dû être reporté. En revanche, calme plat dans le centre-ville et le quartier des affaires, autour du fameux port. Les rues étaient désertes, la circulation fluide, les trains et métros à moitié vides. Même à l’heure du déjeuner, les vendeurs de sandwiches n’ont pas été pris d’assaut, les Sydneysiders (surnom des habitants de Sydney) préférant se nourrir de retransmissions télévisées des Jeux, dans l’un des nombreux bars affichant l’enseigne Olympics Live. «La moitié de nos clients habituels ne sont plus là. La majorité est en vacances, les autres sont partis pour l’Europe», a regretté Greta Heather, qui tient une boutique à sandwiches dans le quartier chic de Darlinghurst. «Et le personnel est énervé car il est bloqué toute la journée dans le magasin, parce qu’on s’attendait à avoir beaucoup de monde, mais il n’y a personne». Trois semaines de vacances scolaires ont été décrétées pendant les Jeux. Selon le directeur exécutif de la Fédération australienne des employeurs (AEF), Garry Brack, un nombre sans précédent de Sydneysiders ont décidé de prendre leurs vacances pendant les Jeux pour y assister sur place ou pour échapper à la folie ambiante. Bureaux désertés Pour remplir, dans l’autre sens, tous les avions arrivant chaque jour chargés d’athlètes, d’officiels, de journalistes, les compagnies aériennes ont offert des tarifs sans précédent vers l’Europe et les États-Unis. Quant à ceux qui sont restés pour vivre l’événement, il leur reste encore des centaines de milliers de billets à acheter, certains à prix réduit, même pour des sports majeurs comme l’athlétisme ou le football. Certaines sociétés s’étaient organisées pour que leurs salariés travaillent de chez eux ou raccourcissent leurs horaires de bureau afin d’éviter les embouteillages. «Tout s’est combiné pour que le calme règne dans la ville, remarque M. Brack, des gens qui avaient prévu de passer quatre heures par jour dans les transports n’ont eu aucun problème». À la Bourse de Sydney, les brokers fous de sport ont déserté les bureaux vers midi et sont partis pour les sites olympiques, en ayant décrété, d’office, une demi-journée de congé. Le phénomène devrait se répéter tous les après-midi. Les autres sont devant la télévision, chez eux ou au bureau. «Tout le monde a un œil sur son travail et l’autre sur la piscine olympique, en fait les deux sur la piscine et aucun sur le boulot», plaisante M. Brack. Méfiance quand même après seulement trois jours de Jeux. Un spécialiste de la circulation routière, Shane McClelland, se rappelle qu’aux Jeux d’Atlanta, en 1996, «ils ont eu une très bonne première semaine puis tout le monde s’est remis à circuler en voiture et la circulation a beaucoup augmenté». Mais la mairie de Sydney a tout prévu : pendant trois semaines, le stationnement est interdit dans tout le centre-ville et les amendes prévues très chères.
Les bureaux, magasins et restaurants du centre de Sydney étaient déserts hier. Des milliers d’habitants avaient pris place sur les sites olympiques, tandis que beaucoup d’autres avaient choisi de quitter la ville et la frénésie olympique. Les autorités municipales craignaient, pendant les Jeux, d’énormes embouteillages et une situation de chaos dans les transports de cette ville de quatre millions d’habitants. C’était le cas lundi matin à l’ouest de Sydney, aux abords du Parc olympique, au point que le coup d’envoi de Chine-Japon de softball a dû être reporté. En revanche, calme plat dans le centre-ville et le quartier des affaires, autour du fameux port. Les rues étaient désertes, la circulation fluide, les trains et métros à moitié vides. Même à l’heure du déjeuner, les vendeurs de sandwiches n’ont...