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Actualités - Chronologie

Bagdad dénonce les menaces de la vieille mégère Albright

Un journal irakien a dénoncé avec une rare véhémence les menaces de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright de recourir à la force contre Bagdad s’il tente d’intimider le Koweït, qu’il accuse de lui voler son pétrole. «Nous n’avons pas été étonnés par les déclarations de la vieille mégère Albright lorsqu’elle a pointé sa sale langue contre l’Irak», écrit le quotidien Babel dirigé par le fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï. Lors d’une conférence de presse à New York, Mme Albright avait affirmé que les États-Unis étaient «prêts à faire usage» de la force contre l’Irak s’il venait à menacer le Koweït. «Il m’est difficile de croire un seul mot venant d’un Irakien», avait-elle ajouté. Un des ses collaborateurs a par la suite expliqué qu’elle se référait uniquement aux responsables irakiens. «Celle qu’on compte par erreur parmi les femmes menace de nouveau l’Irak après que notre ministre du Pétrole Amer Rachid eut expliqué la politique pétrolière de notre pays et sa position face à l’augmentation de l’offre de brut sur les marchés mondiaux», ajoute le journal. M. Rachid avait accusé le Koweït «de procéder depuis plusieurs années au sabotage des champs pétroliers de l’Irak» et d’avoir «entrepris des opérations de forage horizontal dans la zone frontalière afin de puiser dans les gisements pétroliers irakiens». Pour Babel, les déclarations de Mme Albright «confirment que l’Administration américaine maladroite s’est appropriée le rôle de l’Onu, surtout quand il s’agit d’une question liée à l’énergie, un domaine qui préoccupe les responsables américains». Le Koweït avait riposté en accusant Bagdad de chercher à faire monter la tension dans le Golfe, comme à la veille de l’invasion irakienne de l’émirat. L’Irak avait envahi le Koweït en août 1990 après l’avoir accusé de lui «voler» son pétrole dans un champ frontalier et de «grignoter» son territoire. Une coalition internationale conduite par les États-Unis avait libéré l’émirat sept mois plus tard. Le quotidien irakien qualifie par ailleurs les dirigeants koweïtiens de «laquais de l’Amérique», affirmant qu’«ils ont volé et continuent de voler le pétrole de l’Irak et le vendent à prix bas, ce qui a ouvert les portes à la présence militaire américano-sioniste dans la région». Le journal réitère implicitement les revendications historiques de l’Irak sur le Koweït en affirmant que «les conditions difficiles que traverse la région actuellement n’effaceront pas des réalités gravées dans l’histoire de l’Irak et de la région». «Les choses finiront par rentrer dans l’ordre si nous continuons à revendiquer nos droits et nous en avons fait l’expérience», conclut le journal.
Un journal irakien a dénoncé avec une rare véhémence les menaces de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright de recourir à la force contre Bagdad s’il tente d’intimider le Koweït, qu’il accuse de lui voler son pétrole. «Nous n’avons pas été étonnés par les déclarations de la vieille mégère Albright lorsqu’elle a pointé sa sale langue contre l’Irak», écrit le quotidien Babel dirigé par le fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï. Lors d’une conférence de presse à New York, Mme Albright avait affirmé que les États-Unis étaient «prêts à faire usage» de la force contre l’Irak s’il venait à menacer le Koweït. «Il m’est difficile de croire un seul mot venant d’un Irakien», avait-elle ajouté. Un des ses collaborateurs a par la suite expliqué qu’elle se référait uniquement...