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Actualités - Conferences De Presse

Le Japon n'est pas trop inquiet

Les autorités japonaises se sont montrées peu inquiètes des risques liés à la flambée des prix du pétrole car la traditionnelle dépendance du Japon s’est fortement réduite. «Le Japon doit surveiller les évolutions des prix pétroliers, mais si l’on compare avec le deuxième choc pétrolier (de 1979), la dépendance pétrolière du Japon a diminué de manière significative», a noté l’économiste en chef du gouvernement Taïchi Sakaiya lors d’une conférence de presse. M. Sakaiya a souligné que «l’influence des prix du pétrole sur l’ensemble des prix n’est plus qu’une fraction de ce qu’elle était». «En conséquence, il est très improbable que les prix pétroliers tout seuls puissent provoquer de l’inflation au Japon», a poursuivi M. Sakaiya. Le Japon n’est en effet toujours pas sorti de la spirale déflationniste qui a débuté avec l’éclatement de la bulle spéculative en 1992. Le pétrole représentait 40 % des importations japonaises en 1981 mais son poids s’est depuis réduit à seulement 10 % l’an passé, selon l’Institut de l’énergie, un organisme paragouvernemental. L’une des raisons est que Tokyo a rapidement développé son programme nucléaire depuis les deux chocs pétroliers, ce qui a permis de réduire de 77 % en 1973 à 52 % en 1998 la part du pétrole dans la facture énergétique. Les évolutions technologiques ont aussi permis de rogner sur la consommation d’énergie et le Japon contrôle de plus en plus de raffineries au Moyen-Orient, ce qui lui garantit des approvisionnements relativement stables. M. Sakaiya a en revanche estimé que l’ascension des prix des produits pétroliers risque de ralentir la croissance économique en Asie.
Les autorités japonaises se sont montrées peu inquiètes des risques liés à la flambée des prix du pétrole car la traditionnelle dépendance du Japon s’est fortement réduite. «Le Japon doit surveiller les évolutions des prix pétroliers, mais si l’on compare avec le deuxième choc pétrolier (de 1979), la dépendance pétrolière du Japon a diminué de manière significative», a noté l’économiste en chef du gouvernement Taïchi Sakaiya lors d’une conférence de presse. M. Sakaiya a souligné que «l’influence des prix du pétrole sur l’ensemble des prix n’est plus qu’une fraction de ce qu’elle était». «En conséquence, il est très improbable que les prix pétroliers tout seuls puissent provoquer de l’inflation au Japon», a poursuivi M. Sakaiya. Le Japon n’est en effet toujours pas sorti de la...