La folie des films dansants et des comédies musicales est revenue. La tendance s’était arrêtée après les années 80, mais après de maigres retours en 1998, elle semble définitivement rétablie en l’an 2000. Raya Abi-Rached commente les nouveaux films de danse. Nouveautés l Dancer in the Dark de Lars von Trier. Le film lauréat de la Palme d’or à Cannes 2000. Lars von Trier a conçu un film au style qui lui est spécifique, mais réminiscent des grands films musicaux; d’ailleurs, le début du film rend hommage à The Sound of Music de Robert Wise et, même si la comparaison entre les deux n’est pas toujours possible, il n’empêche que les scènes de danses chantées par Bjork sont de grande qualité artistique. l Dancer de Stephen Daldry. Un film où la danse est le thème récurrent, mais qui sert de rideau à l’histoire bien plus émotionnelle, sociale et culturelle, d’un petit garçon dont l’amour et le talent pour la danse lui causent des problèmes dans sa famille. Le film a fait des ravages à Cannes, surtout grâce à l’interprétation de son jeune interprète, Jamie Bell. l The Dancer: un film que tournent les studios de la Fox aux États-Unis, à propos de danseurs de Broadway. Ce genre fait un clin d’œil à toute une génération de «musicals» très populaires aux États-Unis: voir en particulier les meilleurs films de Bob Fosse, comme Cabaret et All That Jazz. Retours Les films de danse ont connu leur essor dans les années 70 et 80, à l’époque des Flashdance, Fame ou autre Grease. Une époque où John Travolta faisait hurler les filles aux quatre coins de la planète ! Plus tard, ce fut au tour de Patrick Swayze de faire tourner la tête à ses partenaires, le film Dirty Dancing d’Émile Ardolino, avait remporté un vif succès en 1987. Le tout était aussi lié à une génération éprise de musique, phénomène omniprésent au cinéma comme dans la vie sociale de tous les jours. La tendance s’est calmée dans les années 90. Dance With Me, de Randa Haines, avec Vanessa Williams et Chayanne (en 1997) faisait exception à la règle, tout comme Dancing at Lughnasa de Pat O’Connor, inédit au Liban. Grands classiques On ne peut parler de films de danse ou de «musicals» sans mentionner des films-culte tels que West Side Story de Robert Wise (sorti en 1961), ou encore The Wizard of Oz, réalisé par Victor Fleming en 1939. L’âge d’or reste les années 40 à 60, quand Gene Kelly faisait son numéro dans Singin’in the Rain ou quand Fred Astaire faisait danser Jerry la souris, en n’omettant pas le son de la voix de Frank Sinatra ou de Louis Armstrong. Des moments de cinéma qui nous manquent à présent !
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La folie des films dansants et des comédies musicales est revenue. La tendance s’était arrêtée après les années 80, mais après de maigres retours en 1998, elle semble définitivement rétablie en l’an 2000. Raya Abi-Rached commente les nouveaux films de danse. Nouveautés l Dancer in the Dark de Lars von Trier. Le film lauréat de la Palme d’or à Cannes 2000. Lars von Trier a conçu un film au style qui lui est spécifique, mais réminiscent des grands films musicaux; d’ailleurs, le début du film rend hommage à The Sound of Music de Robert Wise et, même si la comparaison entre les deux n’est pas toujours possible, il n’empêche que les scènes de danses chantées par Bjork sont de grande qualité artistique. l Dancer de Stephen Daldry. Un film où la danse est le thème récurrent, mais qui sert de rideau à...