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Actualités - Chronologie

Gymnastique : les chinois à la conquête de l'or olympique

Quatre fois champions du monde depuis 1994, les Chinois partent résolument, samedi, à la conquête d’un premier titre olympique par équipes de gymnastique artistique à Sydney. L’or, qui leur échappa en 1992 à Barcelone et en 1996 à Atlanta, devrait enfin leur revenir lors de la finale qui aura lieu lundi, deux jours après le concours de qualification. Le forfait de dernière minute de Lu Yufu, cinquième aux championnats du monde de 1999, compensé par la blessure qui a perturbé la préparation du Russe Nikolai Kiukov, champion du monde en titre, n’est pas de nature à décourager leurs ambitions olympiques. «On ne peut plus attendre et ce titre doit nous revenir. Arkaev est très expérimenté et semble connaître tous les trucs pour gagner. J’ai prouvé aux championnats du monde que je pouvais le battre. Cette fois-ci, je sais aussi comment l’arrêter à Sydney», a déclaré l’entraîneur chinois Huang Yubin à propos de son collègue russe Leonid Arkaev. Le Bélarus, l’Ukraine, le Japon, la Corée du Sud, en gros progrès, et la très inventive équipe de Roumanie concourront pour la médaille de bronze. Individuellement, le Bélarusse Ivan Ivankov se trouve dans la situation de l’équipe de Chine. En ce sens que, champion du monde en 1994 et 1997, il court toujours après un titre olympique. Il était tout à fait en mesure de s’emparer de celui d’Atlanta quand la rupture d’un tendon d’Achille ruina ses chances deux semaines avant son rendez-vous avec la gloire. En dépit de nouveaux ennuis, qui l’éliminèrent de la lutte pour le titre mondial en 1999, il semble reparti du bon pied. Tout comme lui très apprécié des juges, l’élégant Russe Alexei Nemov, vice-champion olympique à Atlanta, connaît pour sa part des problèmes lancinants aux épaules, qui l’ont énormément handicapé depuis aux anneaux. Autrement, il ne faudrait pas chercher plus loin le champion olympique de Sydney. Américaines hors-course Les autres prétendants au titre sont le Russe Alexei Bondarenko, souvent défaillant dans les grandes occasions, le Japonais Naoya Tsukahara, un peu faible aux anneaux, le champion national chinois Xing Aowei, l’Ukrainien Oleksandr Beresh, champion d’Europe, le vétéran bulgare Jordan Jovtchev et l’espoir roumain Marian Dragulescu. Chez les dames, qui évolueront avec un jour de décalage par rapport aux messieurs, les tenantes du titre sont hors-course. Privées du soutien de leur public vociférant, les Américaines, malgré le rappel du très médiatique entraîneur Bela Karoly au début de l’année, n’ont aucune chance d’inquiéter les Russes et les Roumaines. Brillantes aux championnats du monde de Tianjin (Chine), en 1999, les Roumaines, sans leur championne du monde Maria Olaru, l’ont été beaucoup moins cette année aux championnats d’Europe, à Paris. Le mouvement pendulaire qui va d’une équipe à l’autre devrait s’arrêter cette fois-ci sur la Russie, l’Ukraine, la Chine et l’Australie se disputant la troisième marche du podium. À la Russe Svetlana Khorkina, dont le charme n’opère pas seulement quand elle pose nue dans Playboy, ne manque qu’un titre olympique pour couronner son étincelante carrière. Celui de Sydney lui est promis, plus qu’à sa compatriote Elena Zamolodchikova ou à l’Ukrainienne Viktoria Karpenko. Côté roumain, l’opposition viendra davantage d’Olaru que de Simona Amanar, qui assume très mal son rôle récent de chef de file de son équipe.
Quatre fois champions du monde depuis 1994, les Chinois partent résolument, samedi, à la conquête d’un premier titre olympique par équipes de gymnastique artistique à Sydney. L’or, qui leur échappa en 1992 à Barcelone et en 1996 à Atlanta, devrait enfin leur revenir lors de la finale qui aura lieu lundi, deux jours après le concours de qualification. Le forfait de dernière minute de Lu Yufu, cinquième aux championnats du monde de 1999, compensé par la blessure qui a perturbé la préparation du Russe Nikolai Kiukov, champion du monde en titre, n’est pas de nature à décourager leurs ambitions olympiques. «On ne peut plus attendre et ce titre doit nous revenir. Arkaev est très expérimenté et semble connaître tous les trucs pour gagner. J’ai prouvé aux championnats du monde que je pouvais le battre. Cette...