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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : nette contraction de l'offre du dollar

L’offre du dollar s’est nettement contractée à Beyrouth en ce début de semaine, dans un marché de plus en plus affecté par les nouvelles faisant état de la détérioration de la situation économique et financière dans le pays, alors que les conjectures au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement ne cessent de nourrir un climat de prudente expectative. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à vendre le dollar à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL afin de préserver l’équilibre entre l’offre et la demande, il a dû se maintenir invariablement de l’ouverture à la clôture au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà un an. Dans ce contexte, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier dans les échanges interbancaires au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle en l’absence d’autres contreparties valables à la vente, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL toute la journée. Pourtant, en raison de l’étroitesse de la demande, le volume d’affaires de la journée d’hier n’a pas pu dépasser quelque huit millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes da la place. Nouvel accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro a subi de nouvelles attaques en Europe comme aux États-Unis en ce début de semaine où il a atteint de nouveaux plus bas face au billet vert, au yen et au franc suisse, conséquence de l’attrait que la vigueur de l’économie américaine continue d’exercer alors que l’Europe ne fait rien pour soutenir sa monnaie. La monnaie unique a ainsi brisé hier un nouveau plancher pour passer sous le seuil de 0,86 dollar pour la première fois de son histoire en poursuivant un mouvement de repli entamé plus tôt en Asie puis en Europe, après la publication la veille d’un communiqué des ministres des Finances de la zone euro réunis à Versailles ce week-end jugé décevant par les investisseurs. L’euro a été de nouveau hier dans la tourmente, commençant à se replier en Asie, alors que la marché n’a pas du tout été impressionné par les déclarations des ministres des Finances européens similaires à celles faites en juin dernier lors de leur précédente réunion. Même les propos au sujet d’une éventuelle intervention de la Banque centrale europénne (BCE) n’ont pas eu d’impact sur les opérateurs. Le marché a en effet jugé décevant le communiqué publié à l’issue de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, selon lequel la faiblesse de la monnaie unique ne reflète pas les fondamentaux économiques européens. Les ministres des Finances ont également évoqué la possibilité d’une intervention de la BCE en faveur de l’euro sur les marchés des changes, en espérant qu’elle suffirait à faire remonter la monnaie unique. Et si les professionnels estiment qu’une intervention de la BCE toute seule est possible, il n’en demeure pas moins selon eux qu’elle aurait des effets limités, ce qui la rend donc peu probable maintenant. De plus, les cambistes ont expliqué les nouveaux reculs de l’euro hier par la crainte de voir l’envolée des cours du pétrole, malgré l’augmentation de la production de l’OPEP, étouffer la croissance en Europe, ce qui rendrait les investissements en euro encore moins attirants. Quoi qu’il en soit, le marché semble attendre d’ores et déjà la réunion bimensuelle sur les taux d’intérêt du conseil des gouverneurs de la BCE, aujourd’hui, même si la plupart des analystes parient sur un statu quo monétaire après la hausse d’un quart de point en pourcentage le 31 août dernier. En revanche, les investisseurs vont écouter avec attention les propos de Wim Duisenberg, le président de la BCE, lors de la conférence de presse qui suit la réunion du conseil. Quant au yen, il a bénéficié hier d’une réaction positive à l’annonce de la croissance du produit intérieur brut (PIB) japonais de 1 % pour le deuxième trimestre consécutif et de 4,2 % en rythme annuel, qui montre que l’économie nippone s’est remise sur les rails. Pourtant la chute de l’euro a contribué à accentuer les pressions sur le sterling face au dollar qui s’est finalement négocié à New York, comme suit : – 0,8595 pour un euro contre 0,8670, vendredi dernier – 1,4075 pour un sterling contre 1,4159 – 2,2760 DM contre 2,2560 – 7,6330 FF contre 7,5660 – 1,7720 FS contre 1,7840 – 2 253,05 lires contre 2 233,30 – 106,00 yens contre 106,15. Bourse de Beyrouth : en léger repli À la Bourse de Beyrouth, le léger repli des actions B de Solidere de 8 5/8 à 8 1/2 dollars a tiré l’ensemble de la cote libanaise vers le bas dans un marché autrement stationnaire. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,16 % à 66,40 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu invariablement à 141,22 points. Ce phénomène s’est produit hier dans des volumes d’affaires relativement étoffés avec 268 629 actions négociées d’une valeur globale de 1 442 081 dollars. Volatilité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains se sont montrés très volatils en ce début de semaine, après une ouverture en demi-teinte. Selon les opérateurs, les inquiétudes sur la performance financière des entreprises américaines, face au ralentissement de la croissance économique aux États-Unis et la hausse des prix du pétrole malgré l’augmentation de la production de l’Opep, continuent à influencer la tendance. Mais la chasse aux bonnes affaires, qui s’est installée sur le marché hier après les prises de bénéfices de la semaine dernière, a tourné court en faisant tomber aussi bien le Nasdaq que l’indice Dow Jones des industrielles (DJIA). Pourtant, le secteur financier est resté en vedette avec le nouveau rachat annoncé de la société de bourse Speer Leeds and Kellogg par la banque d’investissements Goldman Sachs pour 6,5 milliards de dollars. Cela d’autant que JP Morgan était en discussion avec Deutsche Bank également en vue d’un rachat. Il en est de même du secteur pétrolier dont plusieurs sociétés grimpaient hier dans le sillage des cours du brut, en dépit de la décision de l’Opep d’augmenter l’offre de 800 000 barils par jour. Finalement, le Nasdaq est retombé au-dessous du seuil des 3 900 points, pendant que le DJIA fluctuait entre un plus haut à 11 286,88 points et un plus bas à 11 139,84 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure locale de Beyrouth, 11 177,74 points, en baisse de 42,91 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes en baisse Quant aux Bourses européennes, elles n’ont affiché en ce début de semaine que des écarts limités à la baisse en fin de journée sous la conduite des valeurs de la haute technologie et des télécommunications. La hausse des groupes pétroliers n’a pas permis aux principaux indices paneuropéens d’inscrire la moindre avance en raison des replis accusés par Paris (-28,35 points à 6 675,01 points), Francfort (-53,32 points à 7 214,45 points) et Londres (-18,70 points à 6 582,00 points). À la clôture de la plupart des places européennes, les indices paneuropéens Eurotop 300 et Euro Stoxx 50, limités aux valeurs vedettes de la zone euro, cédaient 0,1 % en moyenne. Tokyo : rechute de la cote La Bourse de Tokyo a clôturé sur une chute de 2,25 % lundi, dans le sillage du Nasdaq qui a cédé près de 3 % (-2,93 %) vendredi soir, et le marché s’inquiétant des possibles effets récessifs de la flambée des prix du pétrole et de la chute de l’euro sur l’économie nippone. L’indice de référence Nikkei 225 a cédé 370,65 points par rapport à vendredi pour s’établir à 16 130,90. L’indice Topix était en baisse de 32,61 points à 1 477,27. Un grand nombre d’investisseurs n’ont pas tenu compte de la hausse de 1 % du Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre (achevé au 30 juin) par rapport au trimestre précédent, qui est plutôt conforme aux attentes des experts. Les chiffres de croissance n’ont eu que peu d’effet sur le marché, «ils sont un peu meilleurs que prévus, mais se situent dans la fourchette attendue», a noté un courtier de Kankaku Securities, Masatoshi Sato. «Les investisseurs ont vendu leurs actions de la haute technologie, notamment celles liées à l’Internet et aux télécommunications, après la chute dans ce secteur enregistrée par le Nasdaq vendredi», a indiqué l’analyste de la Nikko Securities, Hiroichi Nishi. «Les ventes massives de ces titres ont été un coup dur pour le Nikkei et le Topix, qui en dépendent largement», a-t-il ajouté. Vendredi, l’indice américain des valeurs liées à la haute technologie, le Nasdaq a perdu 119,03 points à 3 978,45. Le Nikkei a également souffert des cessions de participations croisées, une manœuvre courante chez les entreprises qui cherchent à équilibrer leurs comptes du second semestre (avril-septembre), a expliqué M. Nishi. Un autre expert a désigné d’autres facteurs menaçant l’économie mondiale, parmi lesquels la hausse du prix du pétrole et la baisse du cour de l’euro, comme responsable de la baisse. «Les acteurs du marché ont du mal à acheter des actions, du fait de leur inquiétude concernant plusieurs éléments jouant contre l’économie mondiale, tels que le prix du brut et l’euro», a affirmé M. Sato. «L’environnement du marché n’est pas très favorable», a-t-il estimé.
L’offre du dollar s’est nettement contractée à Beyrouth en ce début de semaine, dans un marché de plus en plus affecté par les nouvelles faisant état de la détérioration de la situation économique et financière dans le pays, alors que les conjectures au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement ne cessent de nourrir un climat de prudente expectative. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) se fut déclarée prête à vendre le dollar à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL afin de préserver l’équilibre entre l’offre et la demande, il a dû se maintenir invariablement de l’ouverture à la clôture au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà un an. Dans ce contexte, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier dans les échanges interbancaires au haut de...