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Actualités - Chronologie

Les actions de protestation se développement en Europe

Le mouvement de protestation contre les augmentations des prix des carburants s’est poursuivi hier dans divers pays d’Europe, après la levée des barrages routiers en France à l’issue d’une semaine de conflit. Le centre de Bruxelles a été paralysé par un syndicat de camionneurs belges qui a bloqué plusieurs dépôts de carburant pour obtenir une baisse du prix du gazole. Une centaine de patrons routiers, qui bloquaient depuis dimanche plusieurs artères du centre de la capitale européenne, ont été reçus dans l’après-midi par des représentants du gouvernement. Ils réclament l’instauration d’un tarif spécial pour le carburant à usage professionnel et une diminution des taxes sur certains produits de consommation. La ministre (écologiste) des Transports Isabelle Durant a déclaré être opposée à une diminution des taxes, ce qui «donnerait un très mauvais signe aux pays producteurs» de pétrole et qui serait «engloutie» en cas de nouvelle hausse du prix du brut. En Grande-Bretagne, le Premier ministre Tony Blair a exclu hier une baisse des taxes, alors que les mouvements de protestation se sont multipliés. «Nous ne pouvons et nous ne modifierons pas la politique gouvernementale sur le carburant sous la pression (...) Ce n’est pas la manière dont nous gouvernons en Grande-Bretagne», a déclaré M. Blair. Les principales manifestations se sont déroulées dans plusieurs régions, notamment au pays de Galles et en Écosse, mais aussi dans le nord-ouest et le sud-ouest. Pour la quatrième nuit consécutive, l’accès à la plus grande raffinerie d’Europe, à Stanlow, près d’Ellesmere Port (nord-ouest de l’Angleterre), est resté bloqué par des agriculteurs. Quelque 150 taxis venus de Liverpool (nord-ouest) ont rejoint les paysans et devaient manifester lundi après-midi. Un dépôt qui alimente la région de Manchester (nord-ouest) était totalement bloqué par des camions et une centaine de stations-service du nord-ouest sont à sec. Les files d’attente d’automobilistes n’ont cessé de s’allonger. Certaines villes, comme Édimbourg (Écosse), ont été le théâtre d’«opérations escargot» provoquant de considérables embouteillages. Les premières manifestations apparues en fin de semaine dernière en Allemagne risquaient de s’étendre à tout le pays pour faire monter la pression sur le gouvernement. «Nous sommes prêts à manifester dans tout le pays pour montrer notre mécontentement», a déclaré le vice-président de la Fédération des transporteurs de marchandises (BGL), Adolf Zubel. L’automobile club allemand (14 millions d’adhérents) s’est aussi élevé contre l’impôt écologique. «Nous allons tout faire pour nous opposer à la taxe verte dans le cadre de nos discussions avec le gouvernement», a déclaré l’un de ses dirigeants au quotidien Die Welt, tandis que le ministre des Transports Rheinard Klimmt s’est dit prêt à examiner les doléances des transporteurs routiers.
Le mouvement de protestation contre les augmentations des prix des carburants s’est poursuivi hier dans divers pays d’Europe, après la levée des barrages routiers en France à l’issue d’une semaine de conflit. Le centre de Bruxelles a été paralysé par un syndicat de camionneurs belges qui a bloqué plusieurs dépôts de carburant pour obtenir une baisse du prix du gazole. Une centaine de patrons routiers, qui bloquaient depuis dimanche plusieurs artères du centre de la capitale européenne, ont été reçus dans l’après-midi par des représentants du gouvernement. Ils réclament l’instauration d’un tarif spécial pour le carburant à usage professionnel et une diminution des taxes sur certains produits de consommation. La ministre (écologiste) des Transports Isabelle Durant a déclaré être opposée à une...