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Actualités - Chronologie

Rencontre Clinton-Castro : embarras et polémique

L’embarras provoqué à la Maison-Blanche par le face-à-face de Fidel Castro avec Bill Clinton faisait hier les délices de la presse américaine alors que le président cubain clôture sa visite à New York par une soirée de «solidarité avec Cuba» à Harlem. Après l’avoir d’abord démenti, la Maison-Blanche a fini par admettre que Fidel Castro et le président américain avaient bien échangé mercredi une poignée de main, en marge du sommet du millénaire au siège de l’Onu. Bill Clinton lui-même a avoué avoir été pris au dépourvu par Fidel Castro. «Il y avait beaucoup de monde dans la salle. J’étais en train de parler (à plusieurs personnes) et je me suis retourné. Il était là. Apparemment, il était venu (vers moi) et il attendait. Notre rencontre n’a duré que quelques secondes», a expliqué vendredi M. Clinton à la presse, avant d’entamer un entretien avec le président chinois Jiang Zemin. Le tabloïd Daily News, au-dessus d’une photo géante de Bill Clinton et Fidel Castro s’apprêtant à se serrer la main – un montage, puisqu’aucune image de la rencontre n’a filtré –, titrait hier en «une» sur le «cafouillage sur la rencontre entre Bill et Fidel à l’Onu». USA Today indique également en première page, sous le titre «un Clinton hésitant rencontre Castro» que «des responsables ont confirmé un moment gênant à l’Onu». Pour sa part, le New York Times ironise sur le fait que «la Maison-Blanche a changé sa version plusieurs fois», son porte-parole n’ayant apparemment pas été suffisamment informé sur le face-à-face sans précédent en 40 ans entre le président cubain et un président américain. «De fait, une poignée de mains», indique le quotidien new-yorkais en première page. La presse en espagnol de Miami évoque également en première page le face-à-face Castro-Clinton. Alors que la campagne présidentielle bat son plein, le geste hautement symbolique entre Castro et Clinton ne manquera pas d’offenser les susceptibilités de la communauté exilée cubaine de trois États américains importants, la Floride, New York et le New Jersey. L’attitude de Bill Clinton dans cette rencontre a été vivement critiquée par l’influente Fédération nationale cubano-américaine (FNCA). Celle-ci «relève de la même stupidité qui l’a conduit» à avoir une relation avec Monica Lewinsky et reflète son «manque de moralité», a estimé son porte-parole, Ninoschka Perez Castellon.
L’embarras provoqué à la Maison-Blanche par le face-à-face de Fidel Castro avec Bill Clinton faisait hier les délices de la presse américaine alors que le président cubain clôture sa visite à New York par une soirée de «solidarité avec Cuba» à Harlem. Après l’avoir d’abord démenti, la Maison-Blanche a fini par admettre que Fidel Castro et le président américain avaient bien échangé mercredi une poignée de main, en marge du sommet du millénaire au siège de l’Onu. Bill Clinton lui-même a avoué avoir été pris au dépourvu par Fidel Castro. «Il y avait beaucoup de monde dans la salle. J’étais en train de parler (à plusieurs personnes) et je me suis retourné. Il était là. Apparemment, il était venu (vers moi) et il attendait. Notre rencontre n’a duré que quelques secondes», a expliqué vendredi...