Hercule de poche, petit Mozart de la fonte, génie de la barre : le minuscule (1,49 m) haltérophile turc Naïm Suleymanoglu aura réussi la gageure de devenir plus célèbre que le fameux mastodonte Vassili Alexeiev, dieu des années 1970 et longtemps référence de tous les leveurs de fonte. En obtenant, au terme d’une carrière fabuleuse, une troisième médaille d’or consécutive aux JO d’Atlanta en 1996, Naïm avait en effet réalisé un exploit unique dans les annales. Mais à sportif hors du commun, carrière hors norme. Devenu une idole en Turquie, il a décidé un fabuleux retour à Sydney après trois années de retraite à faire la fête, de la politique et de l’humanitaire pour les réfugiés bulgares. L’histoire de cet athlète au palmarès exceptionnel offre un saisissant parallèle avec les déchirements politiques des Balkans. Bulgare de naissance, fils d’un mineur d’origine turque né en 1967, il a opté pour la nationalité turque en 1986, au terme d’une invraisemblable odyssée. Vivant mal la décision du gouvernement de Sofia de «bulgariser» son nom de Naïm Suleimanov en Naoum Shalamanov, il n’eut alors qu’un objectif : rejoindre le pays de ses ancêtres. Fin 1986 lors d’une épreuve de Coupe du monde à Melbourne il disparaît. Puis réapparaît un peu plus tard, triomphalement à Ankara. Il prend alors le nom de Naïm Suleymanoglu. Sa carrière un moment stoppée, il reprend son envol aux JO de Séoul en 1988, et survole toutes ses barres en gravissant trois catégories (56 kg, 60 kg, 64 kg). À l’heure où il s’attaque au plus fabuleux défi de sa carrière il totalise en y incluant ses victoires aux deux mouvements (arraché et épaulé jeté) 21 titres européens, 22 titres mondiaux, 3 titres olympiques et a battu 46 records mondiaux. Au débotté, lors de sa rentrée aux derniers championnats d’Europe, il s’est classé troisième. S’il a conservé sa force de bras peu commune et sa prodigieuse vitesse d’exécution, Suleymanoglu pourrait bien gagner son pari. Le Grec Léonidas Kokas ne participera pas aux JO Le Grec Léonidas Kokas, médaillé d’argent aux Mondiaux de 1999 dans la catégorie des 94 kg, ne participera pas aux Jeux de Sydney en raison d’une blessure à un genou, a annoncé la Fédération grecque d’haltérophilie. «Malgré ses efforts intensifs après une opération du ménisque au mois de juillet, il n’a pas pu accomplir la dernière phase de son programme de préparation pour les JO de Sydney», a indiqué un communiqué de la Fédération. Kokas, grec d’origine géorgienne, était l’un des grands favoris pour le titre olympique en 94 kg, après avoir obtenu en novembre dernier, aux championnats du monde à Athènes, la médaille d’argent à l’arraché avec 185 kg, et la 3e place du total olympique avec 402,5 kg. Kokas avait également remporté une médaille d’argent aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 dans la catégorie des 91 kg.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Hercule de poche, petit Mozart de la fonte, génie de la barre : le minuscule (1,49 m) haltérophile turc Naïm Suleymanoglu aura réussi la gageure de devenir plus célèbre que le fameux mastodonte Vassili Alexeiev, dieu des années 1970 et longtemps référence de tous les leveurs de fonte. En obtenant, au terme d’une carrière fabuleuse, une troisième médaille d’or consécutive aux JO d’Atlanta en 1996, Naïm avait en effet réalisé un exploit unique dans les annales. Mais à sportif hors du commun, carrière hors norme. Devenu une idole en Turquie, il a décidé un fabuleux retour à Sydney après trois années de retraite à faire la fête, de la politique et de l’humanitaire pour les réfugiés bulgares. L’histoire de cet athlète au palmarès exceptionnel offre un saisissant parallèle avec les déchirements...