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Actualités - Chronologie

Le football fait recette

Il est loin le temps où les «amateurs» de l’Est, de véritables professionnels payés par l’armée ou la police, monopolisaient le tournoi olympique de football. Au fil des ans, depuis la victoire de la France sur le Brésil en 1984 à Los Angeles, fin symbolique de 32 ans de mainmise des équipes du bloc soviétique, l’épreuve est devenue un spectacle attrayant qui rassemblera 1,2 million de curieux dans les stades de Sydney, Melbourne, Adelaide, Brisbane et Canberra. Le ballon rond se permet même de devancer l’appel, le tournoi débutant le 13 septembre, deux jours avant la cérémonie d’ouverture, pour s’achever le 30 septembre. La compétition, qui met aux prises 16 équipes en 32 matches, est désormais l’affaire des professionnels ou amateurs de moins de 23 ans avec en prime la possibilité offerte à chaque équipe d’embaucher trois joueurs plus âgés. Les JO constituent ainsi une vitrine alléchante pour les jeunes joueurs soucieux de briller devant les caméras du monde entier. Mais ils ne peuvent prétendre rivaliser avec une compétition telle que la Coupe du monde et certains joueurs rechignent toujours à participer à un tournoi uniquement fondé sur le prestige. Six membres de l’équipe camerounaise ont déjà renoncé à se rendre à Sydney et les tribulations de Rivaldo, Romario, Marcelo Salas, Nwankwo Kanu ou Celestine Babayaro ont nourri le feuilleton des préparatifs. Le Nigeria en danger Kanu, par exemple, joueur africain de l’année, a préféré rester à Arsenal, provoquant les foudres de la Fédération nigériane de football. Sa consœur australienne se bat de son côté pour débaucher Harry Kewell et Mark Viduka, jalousement gardés par Leeds United. Romario, lui, aurait bien aimé défendre les couleurs du Brésil à Sydney mais il n’a pas été entendu par son entraîneur Wanderley Luxemburgo, qui rejoindra Sydney sur le tard en raison des problèmes rencontrés par la sélection majeure en éliminatoires du Mondial 2002. À l’exception de la Hongrie, championne olympique en 1964 et 1968, aucune équipe n’a jamais réussi à conserver son titre et le Nigeria, médaillé d’or à Atlanta, aura du mal à rééditer son exploit. Les Eagles sont tombés dans une poule robuste où figurent l’Australie, les Italiens champions d’Europe espoirs (moins de 21 ans), et les débutants du Honduras. Les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour les quarts de finale. Dans la poule B, l’Espagne, championne olympique en 1992 et championne du monde des moins de 20 ans, est favorite. Elle jouera contre le Maroc, la Corée du Sud (championne d’Asie espoirs) et le Chili. Le Cameroun, les États-Unis, la République tchèque, vice-championne d’Europe espoirs, et le Koweït forment la poule C tandis que le Brésil, l’Afrique du Sud, le Japon et la Slovaquie, demi-finaliste du championnat d’Europe espoirs, constituent la poule D. Dans ce dernier groupe, le Brésil tentera d’obtenir enfin le seul trophée qui lui ait jamais échappé tandis que le Japon, fort de 12 victoires consécutives en éliminatoires, cherchera à faire bonne impression à deux ans du Mondial qu’il organise conjointement avec la Corée du Sud. Chez les dames, huit équipes s’affrontent. Les Américaines sont favorites juste devant les Chinoises.
Il est loin le temps où les «amateurs» de l’Est, de véritables professionnels payés par l’armée ou la police, monopolisaient le tournoi olympique de football. Au fil des ans, depuis la victoire de la France sur le Brésil en 1984 à Los Angeles, fin symbolique de 32 ans de mainmise des équipes du bloc soviétique, l’épreuve est devenue un spectacle attrayant qui rassemblera 1,2 million de curieux dans les stades de Sydney, Melbourne, Adelaide, Brisbane et Canberra. Le ballon rond se permet même de devancer l’appel, le tournoi débutant le 13 septembre, deux jours avant la cérémonie d’ouverture, pour s’achever le 30 septembre. La compétition, qui met aux prises 16 équipes en 32 matches, est désormais l’affaire des professionnels ou amateurs de moins de 23 ans avec en prime la possibilité offerte à chaque...