Israël Sharon maintient son refus d'entrer dans un Cabinet d'union nationale
le 06 septembre 2000 à 00h00
Le chef de l’opposition de droite en Israël, Ariel Sharon, a affirmé hier son refus de participer à un gouvernement d’union nationale avec le Parti travailliste du Premier ministre Ehud Barak et a indiqué faire tout son possible pour «renverser» le Cabinet. «J’ai appelé le bureau du Premier ministre pour m’insurger contre les informations paraissant régulièrement sur des négociations à ce sujet et j’ai indiqué que le Likoud faisait tout son possible pour renverser le Cabinet et susciter des élections anticipées», a-t-il déclaré à la radio publique. Le chef du parti Likoud a ajouté que M. Barak lui avait ensuite téléphoné de New York, où il participe au Sommet du millénaire de l’Onu, pour lui dire qu’«il saura au cours du mois en cours si le (président palestinien Yasser) Arafat était prêt à accepter ses concessions» en vue d’un règlement de paix. «Ces concessions sont une erreur historique car elles concernent Jérusalem qui appartient à l’ensemble du peuple juif (...). Nous ne devons pas nous dessaisir de nos atouts sans obtenir la paix», a-t-il dit. Selon les médias israéliens, M. Barak envisage de constituer un gouvernement élargi comprenant le Likoud s’il ne parvient pas à conclure un accord permanent de paix avec les Palestiniens. M. Barak entend soumettre à l’approbation de son peuple un éventuel accord de paix avec les Palestiniens. Actuellement, M. Barak n’a ni coalition gouvernementale ni majorité au Parlement, mais l’opposition n’a pas non plus réussi à réunir la majorité absolue de 61 députés sur un total de 120 à la Chambre pour le renverser. La Knesset doit se prononcer fin octobre sur son autodissolution et des élections anticipées. Selon une «personnalité politique» non identifiée citée par le Maariv, «il n’est pas inconcevable que les chefs du Likoud soient les premiers invités à rencontrer M. Barak à son retour des États-Unis s’il échoue dans sa tentative de conclure un accord avec les Palestiniens». De son côté, le ministre israélien de la Justice Yossi Beilin, un des promoteurs des accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne, s’est prononcé mardi contre la formation d’un Cabinet d’union nationale avec le Likoud. «Nous ne devons pas troquer la paix contre l’illusion d’un gouvernement fictif d’union nationale», a-t-il déclaré à la radio de l’armée israélienne. «La création d’un tel gouvernement signifierait que nous avons renoncé à notre volonté de réaliser la paix», a-t-il ajouté. Les plus récents sondages d’opinion montrent que M. Barak s’imposerait aisément contre M. Sharon pour des élections au poste de Premier ministre, et serait en revanche battu par son prédécesseur de droite Benjamin Netanyahu.
Le chef de l’opposition de droite en Israël, Ariel Sharon, a affirmé hier son refus de participer à un gouvernement d’union nationale avec le Parti travailliste du Premier ministre Ehud Barak et a indiqué faire tout son possible pour «renverser» le Cabinet. «J’ai appelé le bureau du Premier ministre pour m’insurger contre les informations paraissant régulièrement sur des négociations à ce sujet et j’ai indiqué que le Likoud faisait tout son possible pour renverser le Cabinet et susciter des élections anticipées», a-t-il déclaré à la radio publique. Le chef du parti Likoud a ajouté que M. Barak lui avait ensuite téléphoné de New York, où il participe au Sommet du millénaire de l’Onu, pour lui dire qu’«il saura au cours du mois en cours si le (président palestinien Yasser) Arafat était prêt à...
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