Inge de Bruijn, vedette annoncée des prochains Jeux olympiques de Sydney, se dit prête à subir des contrôles sanguins pour démontrer que ses extraordinaires performances cette saison ne sont pas dues au dopage. La nageuse néerlandaise, qui peut prétendre décrocher trois médailles d’or à Sydney, a déclaré qu’elle en avait assez des accusations portées contre elle par d’autres nageurs. «Je suis prête à le faire. Si c’est le seul moyen de faire taire les rumeurs, aucun problème», at-t-elle dit. «C’est quelque chose de triste dans tous les sports ces jours-ci, que lorsque vous marchez bien, on cherche à vous couper la tête», a-t-elle ajouté. De Bruijn a subi treize contrôles d’urine cette saison, dont deux depuis son arrivée en Australie voilà un mois pour se préparer. Les services antidopage australiens l’ont testée deux jours après son arrivée au camp d’entraînement des Pays-Bas à Newcastle, à 160 km au nord de Syndey, puis à nouveau la semaine dernière. «Je commence à être habituée. Je n’ai aucun problème avec ça. Cela prouve que je n’ai rien à cacher», assure-t-elle. À l’âge où la plupart des nageurs prennent leur retraite, De Bruijn, 27 ans, est devenue la grande favorite sur le 50 m, le 100 m nage libre et le 100 m papillon. Elle a battu pas moins de huit records du monde au cours des quatre derniers mois mais ses performances ont pour le moins surpris ses rivales, qui s’étonnent de ses progrès fulgurants après des années de médiocrité. Même De Bruijn avoue qu’elle ne s’explique pas très bien cette progression. De Bruijn n’avait remporté aucune médaille aux Jeux de Barcelone et avait annoncé sa retraite juste avant les Jeux d’Atlanta en 1996. Une musculation forcenée «Je n’ai pas été virée de l’équipe néerlandaise. C’était ma décision. J’avais perdu ma motivation», a-t-elle dit. Mais après avoir regardé les Jeux à la télévision, De Bruijn est revenue sur son choix : «J’avais commencé quelque chose que je n’ai pas achevé. J’avais le talent, mais je me suis rendu compte que je n’avais pas travaillé assez dur, aussi j’ai décidé de tout sacrifier à la natation». Elle a déménagé aux Etats-Unis pour travailler avec l’entraîneur américain Paul Bergern et avec son fiancé, Jacco Verhaeren. Les deux hommes décidèrent alors de changer son style de nage et de remplacer son mouvement de bras, jusqu’alors tout en douceur, en flexions, par le style «moulin», bras tendus, mis au goût du jour par l’Australien Michael Klim. Pour pouvoir supporter la surcharge d’énergie exigée par ce style de nage, elle a entrepris une musculation forcenée. «Elle travaille plus sur terre que dans la piscine», explique Verhaeren. «Pour moi, elle aurait nagé dans ces temps-là depuis longtemps si elle s’était entraînée comme elle le fait maintenant», assure-t-il. Ce nouveau régime a porté ses fruits puisqu’elle a remporté deux titres aux championnats d’Europe en 1999 à Istanbul, mais elle a dû attendre de battre des records du monde comme à la demande pour que le reste du monde commence à s’inquiéter. Ce qui inquiète ses advresaires est le fait qu’elle ait signé tous ces chronos en pleine phase d’entraînement intensif. Elle nage environ 50 km par semaine, une moyenne qu’elle a réduite considérablement depuis son arrivée en Australie afin d’arriver fraîche aux Jeux. «C’est la première fois en huit mois que je prends un peu de repos et ça fait du bien. Je crois que je peux aller encore plus vite et j’attaque ces Jeux en pleine confiance. J’ai l’impression de dominer mon sujet».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Inge de Bruijn, vedette annoncée des prochains Jeux olympiques de Sydney, se dit prête à subir des contrôles sanguins pour démontrer que ses extraordinaires performances cette saison ne sont pas dues au dopage. La nageuse néerlandaise, qui peut prétendre décrocher trois médailles d’or à Sydney, a déclaré qu’elle en avait assez des accusations portées contre elle par d’autres nageurs. «Je suis prête à le faire. Si c’est le seul moyen de faire taire les rumeurs, aucun problème», at-t-elle dit. «C’est quelque chose de triste dans tous les sports ces jours-ci, que lorsque vous marchez bien, on cherche à vous couper la tête», a-t-elle ajouté. De Bruijn a subi treize contrôles d’urine cette saison, dont deux depuis son arrivée en Australie voilà un mois pour se préparer. Les services antidopage...