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Actualités - Chronologie

Carnet Disparitions

l Claude Sautet. Si l’on revient sur la mort de cet important cinéaste (très) français, c’est parce que les médias – toujours axés, je veux dire branchés, sur l’actualité «in» – ne sont guère intéressés à l’événement. Sauf pour attribuer à Sautet, en évoquant sa filmographie, le film Borsalino (70)... qui est de Jacques Deray ! Erreur reprise, sans broncher, par la presse, les télés, etc. (mais pas à Radio-Liban !). Il semble que l’agence France-Presse soit à l’origine de la bourde. Auquel cas, c’est donc l’AFP qui porte le chapeau – en l’occurrence un Borsalino ! Cela mis au point, qualifier Claude Sautet de «cinéaste de la bourgeoisie» apparaît singulièrement réducteur, et d’ailleurs inexact. Dans la société des années 70, les personnages des films de Sautet se présentent comme des Français moyens, souvent bien «installés» dans la vie c’est vrai, mais qui n’ont pas grand-chose à voir avec des grands bourgeois. Ils pratiquent des professions libérales ou, côté femmes, sont secrétaires, assistantes de patrons de PME, parfois indépendantes. Les débutants ne sont pas rares : voir Gérard Depardieu, en jeune boxeur, dans Vincent, François, Paul et les autres (74) : Yves Montand est employé dans Garçon ! (83), les exemples ne manquent pas. D’une filmographie sélective, on peut retenir les titres suivants: après la révélation de Classe tous risques (59), suivi par L’arme à gauche (64), c’est l’affirmation d’un talent très personnel avec Les choses de la vie (69), qui marque le début d’une longue collaboration, combien fructueuse, avec Romy Schneider (sans oublier la performance technique de la fameuse séquence de l’accident : le tout fort mal repris dans le remake US de Mark Rydell, Intersection, en 94, avec Richard Gere et Sharon Stone). Plusieurs films vont ensuite jalonner la carrière de Claude Sautet : César et Rosalie (72), Vincent, François, Paul et les autres (74) et Une histoire simple (78). En 95, Nelly et Monsieur Arnaud (avec Michel Serrault et Emmanuelle Béart), que d’aucuns ont qualifié de sommet du cinéma selon Sautet, dans l’épurement d’une élégance extrême qui ne néglige jamais l’approche «vraie» de personnages fascinants : Claude Sautet était un metteur en scène au talent sans ostentation mais sûr, un véritable auteur de films. l Pascale Audret. Une actrice française des années 50/60. Non sans charme, mais sans relief particulier. Vue, entre autres, dans La Fayette de Jean Dréville (61) et Le glaive et la balance d’André Cayatte (62).
l Claude Sautet. Si l’on revient sur la mort de cet important cinéaste (très) français, c’est parce que les médias – toujours axés, je veux dire branchés, sur l’actualité «in» – ne sont guère intéressés à l’événement. Sauf pour attribuer à Sautet, en évoquant sa filmographie, le film Borsalino (70)... qui est de Jacques Deray ! Erreur reprise, sans broncher, par la presse, les télés, etc. (mais pas à Radio-Liban !). Il semble que l’agence France-Presse soit à l’origine de la bourde. Auquel cas, c’est donc l’AFP qui porte le chapeau – en l’occurrence un Borsalino ! Cela mis au point, qualifier Claude Sautet de «cinéaste de la bourgeoisie» apparaît singulièrement réducteur, et d’ailleurs inexact. Dans la société des années 70, les personnages des films de Sautet se présentent comme...