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Actualités - Chronologie

Marion Jones en quête d'immortalité

À 24 ans, l’Américaine Marion Jones part en quête d’immortalité olympique en tentant de décrocher un total de cinq médailles d’or à Sydney sur 100 et 200 m, longueur et les deux relais. Ce pari énorme, «Little Marion» regrette parfois de l’avoir évoqué trop tôt mais surtout pas de le tenter. «Il y a des jours où je pense que c’eut été préférable de garder le secret plus longtemps mais en tous cas, croyez-moi, je sais ce que je fais», assure-t-elle. Un débat sur la difficulté de la mission que son époux C.J Hunter, le massif lanceur de poids qui tentera d’apporter une sixième pépite à la famille, aime clore ainsi : «Quiconque s’engage sans la volonté de vaincre ne devrait pas se présenter. Tout ira bien pour Marion». La saga Jones a commencé dans les faubourgs de Los Angeles où elle se mêlait sans crainte aux jeux des copains de son frère aîné. C’est à L.A. qu’elle a eu son premier contact avec les Jeux à l’occasion d’un défilé olympique en 1984 au terme duquel elle courut dans sa chambre pour inscrire sur le tableau noir : «Je serai championne olympique». La première occasion s’est présentée en 1992 à l’âge de 16 ans lorsqu’elle se qualifiait comme remplaçante du relais 4x100 m pour Barcelone. Mais elle préférait laisser sa place. Barcelone, tout comme Atlanta quatre ans plus tard, elle les suivra à la télévision. Entre-temps, elle avait assouvi sa passion pour le basket-ball en remportant le titre national universitaire, avant d’être stoppée par deux fractures au pied gauche l’été 1995, puis en décembre 1996. Le raté de Séville De retour, concentrée uniquement sur l’athlétisme, Jones accédait rapidement au sommet de la hiérarchie mondiale du sprint, glanant le titre mondial en 1997 et réalisant une saison 1998 de rêve en remportant 35 des 36 épreuves dans lesquelles elle s’engageait. L’idée des cinq médailles, c’est elle-même qui la lançait et les Mondiaux de Séville devaient servir de répétition. Mais, de ce stade andalou, elle ressortira sur une civière, secouée par des spasmes dorsaux lors du 200 m, et avec seulement l’or du 100 m et le bronze de la longueur. D’aucuns penseront que c’en est fini du pari olympique... Pas Jones. Plus que jamais déterminée, elle relève le défi aux sélections US de Sacramento (Californie). «C’est un soulagement et je suis heureuse d’en avoir terminé», commentait-elle, après avoir remporté le 100 m, le 200 m et la longueur, non sans avoir tremblé sur le sautoir avant de décrocher un saut à 7 m. «Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent sur ma technique, le tout est de sauter loin même si le saut n’est pas le plus joli à voir». Forte d’une quasi-invincibilité sur 100 et 200 m, elle ne relève pas les protestations de spécialistes du tour de piste lorsque l’on évoque sa présence dans le relais 4x400 m alors qu’elle n’a pas couru les sélections. «Marion a montré ce dont elle est capable (49’’59 en avril) et mérite d’être sélectionnée», concluait l’entraîneur en chef de l’équipe olympique. L’Amérique aime les héros. Et Marion Jones en a l’étoffe...
À 24 ans, l’Américaine Marion Jones part en quête d’immortalité olympique en tentant de décrocher un total de cinq médailles d’or à Sydney sur 100 et 200 m, longueur et les deux relais. Ce pari énorme, «Little Marion» regrette parfois de l’avoir évoqué trop tôt mais surtout pas de le tenter. «Il y a des jours où je pense que c’eut été préférable de garder le secret plus longtemps mais en tous cas, croyez-moi, je sais ce que je fais», assure-t-elle. Un débat sur la difficulté de la mission que son époux C.J Hunter, le massif lanceur de poids qui tentera d’apporter une sixième pépite à la famille, aime clore ainsi : «Quiconque s’engage sans la volonté de vaincre ne devrait pas se présenter. Tout ira bien pour Marion». La saga Jones a commencé dans les faubourgs de Los Angeles où elle se mêlait...