Avant 1983, personne ne pensait qu’une petite bactérie en forme d’hélice, découverte pour la première fois dans le pylore, zone frontalière entre le duodénum et l’estomac, serait assez maligne pour échapper à l’acidité bactéricide de l’estomac. Or cette minuscule créature était bien plus maligne qu’on pourrait le croire. En se nichant entre les cellules de la muqueuse et le mucus sécrété, elle assura une présence dans l’estomac humain probablement depuis des millénaires. L’Helicobacter pylori, de son nom scientifique, responsable de l’ulcère de l’estomac, se multiplie lentement, déteste l’air au contact duquel elle se détruit rapidement et se retrouve sous toutes les latitudes et tous les climats... au creux des estomacs. Sa prédilection pourtant va aux pays les plus démunis... Produite au cours de l’enfance, l’infestation dure toute la vie. Mais tapi dans l’ombre, l’envahisseur peut choisir de rester inactif. Quitte à ce qu’un jour, pour des raisons inconnues, il entraîne une gastrite, un ulcère... Le stress jouerait-il un rôle? Comment cette bactérie se transmet-elle d’un individu à l’autre? Autant de questions dont les réponses ne sont que des suppositions... Dans le monde entier, les chercheurs s’acharnent à faire parler cette bactérie prodigieusement muette. Stress et ulcère Sans être héréditaire, l’ulcère de l’estomac jouit de certains facteurs qui favorisent sa survenue. Surtout dans certaines familles où sa présence reste constante. Le lien donc entre cette maladie et le mode de vie est ainsi vite établi. Aussi fréquent chez l’homme que chez la femme, il accuse néanmoins une différence de localisation. L’ulcère gastrique chez l’homme touche plus souvent le duodénum, ce qui n’est pas le cas pour la femme. Selon de récentes recherches, on pense de plus en plus que l’ulcère est une maladie infectieuse qui se développe plus facilement chez les personnes stressées, fatiguées. Causes et complications La cancérisation d’un ulcère reste heureusement très rare. À peine 1 à 2% des ulcères gastriques (de l’estomac) peuvent dégénérer en tumeur maligne, ce qui n’est jamais le cas pour l’ulcère du duodénum. Mais devant tout ulcère digestif, le spécialiste, à titre de précaution, pratique des biopsies au moment de la fibroscopie. Les prélèvements, comme on le sait, sont étudiés au microscope pour vérifier l’absence de cellules anormales. À savoir: le tabac a un effet négatif sur la cicatrisation de l’ulcère la retardant. Le tabac, en effet, stimule la sécrétion acide de l’estomac tout en retardant sa vidange (l’évacuation de son contenu). De là à accuser le tabac d’être la cause de l’ulcère de l’estomac, la distance est bien grande...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avant 1983, personne ne pensait qu’une petite bactérie en forme d’hélice, découverte pour la première fois dans le pylore, zone frontalière entre le duodénum et l’estomac, serait assez maligne pour échapper à l’acidité bactéricide de l’estomac. Or cette minuscule créature était bien plus maligne qu’on pourrait le croire. En se nichant entre les cellules de la muqueuse et le mucus sécrété, elle assura une présence dans l’estomac humain probablement depuis des millénaires. L’Helicobacter pylori, de son nom scientifique, responsable de l’ulcère de l’estomac, se multiplie lentement, déteste l’air au contact duquel elle se détruit rapidement et se retrouve sous toutes les latitudes et tous les climats... au creux des estomacs. Sa prédilection pourtant va aux pays les plus démunis... Produite au...