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Actualités - Reportages

Trois, deux, un ... Zérooo ! et fière de l'être (photos)

Nom : Zéroooo. Prénom : revue trilingue de bande dessinée Date de naissance: avril 2000 Signe particulier: dénonce avec humour tous les zérooos de notre société. La revue s’appelle Zérooo – avec trois zéros – car elle traite de «tout ce qui, dans notre société, mérite la note zéro»… Zérooo et fière de l’être? Fière surtout de pouvoir dénoncer, les problèmes d’une société qui a, en ce moment, le moral… à zéro! Dresser le portrait incisif d’un pays fatigué et le faire avec humour et légèreté, c’est un peu le défi que se sont lancé un drôle de groupe d’amis pour qui les meilleurs messages passent – mieux – par le rire, le cynisme peut-être, mais surtout la franchise. D’aucuns tentent de le dire avec des fleurs, mais ces fleurs empoisonnent quelquefois la réalité. Zérooo et ses concepteurs ont choisi de le dire en trois langues avec des dessins, des histoires, des personnages qui ressemblent à chacun d’entre nous. Un ras-le-bol en image, des images à déguster, concoctées par des illustrateurs professionnels qui sont nés un crayon à la main et l’envie de dessiner dans le ventre. Walid Kanaan, directeur général de la revue et directeur artistique à l’agence Impact BBDO a réuni dans cette aventure la «clique des illustrateurs de bandes dessinées qui connaissaient bien le domaine mais qui avaient envie de s’exprimer sans contraintes». De 7 à 77 ans Huit dessinateurs sont donc venus d’horizons différents déposer leur style, leur coup d’œil, de griffe et de crayon dans des rubriques personnalisées. Habib Feghali, illustrateur professionnel croque la télévision libanaise, ses émissions et ses présentateurs avec la précision d’un photographe qui possède beaucoup d’humour. Toute ressemblance avec un personnage connu n’est évidemment pas fortuite ou involontaire, cherchez la ressemblance, elle est évidente, et fort drôle… Antoine Abou Jaoudé, lui-même animateur de plusieurs émissions, et une des premières victimes de Habib en rit et se rit à son tour de la conduite au Liban, sous la rubrique Drive test, avec commentaires en anglais, ou encore Body Guard, un titre et tout un programme pour un personnage que l’on connaît bien et qui demeure «typiquement caricatural». Marwan Kanaan, frère de Walid, étudiant à l’Académie libanaise des beaux-arts, se charge des mésaventures d’un «Delivery Boy» à mobylette et celles des Babies, nouveaux venus dans le monde libanais. Georges Abou Mhaya, graphiste – illustrateur, a crée Franc, un chômeur en quête d’un travail «qu’il ne trouvera sans doute jamais !». Walid se charge des conducteurs de taxis-services, dans Alerte rouge, Émile Adaimy, qui a étudié la BD en France et a fondé le Adaimy Studio a inventé Bou Breis, Libanais de souche, avec moustache et calvitie en prime et des aventures courantes à rire jaune. Edgar Aho, dernier larron de la troupe, a donné naissance à Ramez, étrange personnage à la limite de l’absurde qui cherche à répondre aux fameux «qui suis-je, où vais-je et pourquoi?». Quatre rédacteurs expriment avec leurs mots, Alain Hochar son «coup de gueule» en français, Ali Zein – en arabe –, Julia Aoun et Omar Sadek – en anglais – leurs réactions, révoltes, opinions, «une réflexion sur les problèmes actuels que traversent les Libanais», précise Walid. «La jeunesse et notamment les universitaires ont besoin de ce souffle, de ce défoulement.» Zérooo, «parce que nous vivons une année à trois zéros et que la situation du pays est à zéro» donne l’occasion aux jeunes de s’adresser aux jeunes , de s’exprimer sur le mariage civil, les élections, les télévisions, la mentalité libanaise et ses tabous, «essayer de changer 1 % des choses, passer du zéro au… 1 sur 20!» Cette revue «trilingue de bande dessinée» paraît tous les deux mois. Vous retrouverez la troisième édition en septembre, vendue dans tous les kiosques et librairies. Elle mérite certainement plus qu’un zérooo !
Nom : Zéroooo. Prénom : revue trilingue de bande dessinée Date de naissance: avril 2000 Signe particulier: dénonce avec humour tous les zérooos de notre société. La revue s’appelle Zérooo – avec trois zéros – car elle traite de «tout ce qui, dans notre société, mérite la note zéro»… Zérooo et fière de l’être? Fière surtout de pouvoir dénoncer, les problèmes d’une société qui a, en ce moment, le moral… à zéro! Dresser le portrait incisif d’un pays fatigué et le faire avec humour et légèreté, c’est un peu le défi que se sont lancé un drôle de groupe d’amis pour qui les meilleurs messages passent – mieux – par le rire, le cynisme peut-être, mais surtout la franchise. D’aucuns tentent de le dire avec des fleurs, mais ces fleurs empoisonnent quelquefois la réalité. Zérooo et ses...