Le taux minimum, principal outil pour dompter les prix
le 01 septembre 2000 à 00h00
Le taux de refinancement minimum, relevé hier d’un quart de point à 4,50 %, est le principal outil dont dispose la Banque centrale européenne pour piloter sa politique monétaire dans la zone euro et y dompter les prix. Cet instrument, véritable baromètre du coût du crédit pour les pays qui ont adopté la monnaie unique européenne, remplace depuis le 28 juin l’ancien taux fixe Refi lors des appels d’offres hebdomadaires menés par l’institution de Francfort pour prêter des liquidités aux établissements bancaires. Les banques qui veulent se refinancer à court terme peuvent le faire en payant un intérêt sur la somme qu’elles empruntent auprès des banques centrales de leurs pays respectifs. Elles répercutent ensuite ce loyer sur les intérêts des crédits qu’elles accordent à leurs propres clients. Plus les taux des opérations de refinancement sont élevés, plus le coût crédit a de chance d’être cher pour les industriels et les particuliers. L’instrument du taux directeur permet donc, théoriquement, de ralentir la demande et par conséquent d’éviter une surchauffe génératrice d’inflation. Ou inversement de desserrer le robinet lorsque les prix augmentent très peu. Toutefois, le passage il y a trois mois d’un système rigide à taux fixe à un système à l’américaine à taux variables a conféré aux marchés une influence beaucoup plus grande sur la définition du loyer de l’argent. Au point que certains analystes s’inquiètent de voir la BCE agir de plus en plus sous l’influence des opérateurs. Concrètement, avec les taux variables, la concurrence entre banques pour obtenir des fonds se fait sur le niveau des taux d’intérêt qu’elles proposent. «Les offres assorties du taux d’intérêt le plus élevé sont satisfaites en priorité et les offres à taux d’intérêt moins élevé sont successivement acceptées jusqu’à épuisement du montant total à adjuger», explique la BCE dans une brochure. Plus le taux est élevé, plus une banque a de chances d’être satisfaite. Et plus les marchés spéculent sur une prochaine hausse du taux minimum de la BCE, plus ils font de la surenchère. C’est précisément ce qui s’est produit au mois d’août. Cette semaine les taux marginal – ou plus bas servi – et moyen de la prise en pension de la BCE ont grimpé respectivement à 4,68 % et 4,71 %, très nettement au-dessus du taux minimum qui était alors encore de 4,25 %. La BCE peut certes agir à deux niveaux pour piloter l’opération : en jouant sur le taux minimum ou sur le montant des liquidités qu’elle alloue (plus elle est prête à prêter d’argent, plus les taux offerts auront tendance à baisser). Mais elle ne peut utiliser ce dernier instrument qu’avec modération car un trop-plein de liquidités risquerait de nourrir l’inflation.
Le taux de refinancement minimum, relevé hier d’un quart de point à 4,50 %, est le principal outil dont dispose la Banque centrale européenne pour piloter sa politique monétaire dans la zone euro et y dompter les prix. Cet instrument, véritable baromètre du coût du crédit pour les pays qui ont adopté la monnaie unique européenne, remplace depuis le 28 juin l’ancien taux fixe Refi lors des appels d’offres hebdomadaires menés par l’institution de Francfort pour prêter des liquidités aux établissements bancaires. Les banques qui veulent se refinancer à court terme peuvent le faire en payant un intérêt sur la somme qu’elles empruntent auprès des banques centrales de leurs pays respectifs. Elles répercutent ensuite ce loyer sur les intérêts des crédits qu’elles accordent à leurs propres clients. Plus les...
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