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Actualités - Interviews

Des invités communs avec Venise

Bruno Barde, 43 ans, est le directeur du festival du cinéma américain de Deauville, dont Lionel Chouchan et André Halimi sont les créateurs et délégués généraux. Il évoque les grandes lignes de la 26e édition. – QUESTION : Quelles sont les caractéristiques de la sélection 2000 ? – RÉPONSE : «D’après les quelque 120 films que j’ai visionnés pour la compétition (ndlr: 10 ont été retenus au final), il y a une véritable réflexion des réalisateurs sur leur art, on sent qu’avec l’explosion des nouvelles technologies, l’arrivée du cinéma sur Internet, les créateurs s’interrogent sur leurs œuvres. Sur un plan plus général, la sélection de cette année se traduit par davantage de maturité, on s’approche d’un cinéma plus adulte. En termes de qualité, il y a moins de pics et de creux qu’auparavant au profit d’un ensemble plus homogène». – Q : La simultanéité de Deauville avec le festival de Venise vous fait elle du tort ? – R : «Venise n’a pas la même vocation thématique et nous sommes plus modestes. Mais la Mostra a compris qu’elle devait faire venir des productions américaines pour susciter l’intérêt du grand public. De ce fait, il y a fatalement des films qui se trouveront dans les deux festivals, avec des invités communs. Ce sera le cas cette année notamment avec Space Cowboys, le dernier film de Clint Eastwood, mais cela n’est pas un vrai handicap, le principal, c’est que nous puissions proposer une sélection qui soit le reflet fidèle de la production cinématographique américaine du moment, ce qui est incontestablement le cas cette année encore». – Q : Y-a-t-il un effet Deauville ? – R : «La carrière de films comme Ça tourne à Manhattan, Denise au téléphone, Dans la peau de John Malkovich le prouve. L’écho national qui leur a été ainsi apporté les a considérablement aidés pour leur carrière en province, nous vivons dans un système très parisianiste, Deauville donne aux films qui y sont présentés une dimension nationale qu’ils n’auraient sans doute pas autrement, je me réjouis que Deauville ait été le premier à faire connaître des réalisateurs comme les frères Coen, Ang Lee. James Gray ou Neil LaBute, qui étaient en compétition cette année à Cannes et ont été découverts ici».
Bruno Barde, 43 ans, est le directeur du festival du cinéma américain de Deauville, dont Lionel Chouchan et André Halimi sont les créateurs et délégués généraux. Il évoque les grandes lignes de la 26e édition. – QUESTION : Quelles sont les caractéristiques de la sélection 2000 ? – RÉPONSE : «D’après les quelque 120 films que j’ai visionnés pour la compétition (ndlr: 10 ont été retenus au final), il y a une véritable réflexion des réalisateurs sur leur art, on sent qu’avec l’explosion des nouvelles technologies, l’arrivée du cinéma sur Internet, les créateurs s’interrogent sur leurs œuvres. Sur un plan plus général, la sélection de cette année se traduit par davantage de maturité, on s’approche d’un cinéma plus adulte. En termes de qualité, il y a moins de pics et de creux...