Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La photo, un luxe

Dans le monde de l’archéologie, la photo est plus qu’indispensable, surtout celle en blanc et noir. Elle constitue en fait la preuve de toute découverte et, durant les fouilles, elle permet à l’archéologue de mieux comprendre la stratigraphie des niveaux. Quant aux publications, elles sont aussi importantes que les textes, sinon plus. Mais actuellement en Irak, la photo est un luxe que la Direction générale des antiquités et du patrimoine ne peut se payer souvent. Certes, leur laboratoire pour le développement des photos blanc et noir est immense mais, depuis une décennie, il n’a pas fonctionné. Car, l’embargo interdit l’importation des produits chimiques indispensables au développement ainsi que le papier nécessaire. L’Unesco a présenté une requête auprès de l’Onu, lui demandant de permettre à l’Irak d’acheter, dans le cadre du programme «pétrole contre nourriture», le matériel nécessaire au développement des photos. La demande a été rejetée sous prétexte que les produits chimiques peuvent être utilisés dans la fabrication des armes. «Nous n’avons plus de films, plus de papiers et plus moyens de développement car tout notre matériel est en panne, explique le Dr Dony Georges, archéologue responsable des laboratoires de photo à la Direction générale des antiquités. Alors, pour effectuer nos études, nous nous sommes tournés vers les photos en couleur, en collaboration avec le secteur privé». Mais cette collaboration est à risque. Car les laboratoires privés peuvent fournir les doubles des photos aux «intéressés» par l’archéologie irakienne les informant aussi des découvertes qui ont lieu aux quatre coins du pays. Alors que ces informations sont en général considérées comme secrètes jusqu’à la publication. «Nous connaissons le risque que nous courons mais, malheureusement, à cause de l’embargo, nous n’avons pas le choix, déplore le Dr Georges. Un représentant de la direction est toujours au laboratoire lors du développement des photos, ce qui réduit le danger mais ne l’élimine pas». Quant aux diapositives, nécessaires pour les conférences et l’archivage des informations, elles sont introuvables sur le marché irakien. «Pour nous fournir, nous comptons sur nos amis archéologues occidentaux. Ils nous en procurent des quantités et assurent par la suite le développement dans leurs pays», explique le Dr Georges. «Certes, cette amitié nous aide à poursuivre notre travail, mais toutes ces démarches ralentissent notre action à un tel point tel qu’elle devient parfois impossible à accomplir».
Dans le monde de l’archéologie, la photo est plus qu’indispensable, surtout celle en blanc et noir. Elle constitue en fait la preuve de toute découverte et, durant les fouilles, elle permet à l’archéologue de mieux comprendre la stratigraphie des niveaux. Quant aux publications, elles sont aussi importantes que les textes, sinon plus. Mais actuellement en Irak, la photo est un luxe que la Direction générale des antiquités et du patrimoine ne peut se payer souvent. Certes, leur laboratoire pour le développement des photos blanc et noir est immense mais, depuis une décennie, il n’a pas fonctionné. Car, l’embargo interdit l’importation des produits chimiques indispensables au développement ainsi que le papier nécessaire. L’Unesco a présenté une requête auprès de l’Onu, lui demandant de permettre à l’Irak...