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Actualités - Chronologie

Inde Fin du cessez-le-feu unilatéral au Cachemire

L’armée indienne a averti qu’elle riposterait à toute attaque du Hizbul Mujahideen, l’un des principaux mouvements de la guérilla séparatiste cachemirie, qui a mis fin officiellement hier au cessez-le-feu unilatéral qu’il avait décrété le 24 juillet. «Nous donnons l’ordre à tous les commandants avec les mujahideen sur le terrain de rompre le cessez-le-feu et de poursuivre toutes leurs missions sur les objectifs désignés», a déclaré au Pakistan Syed Salahuddin, commandant suprême du Hizbul. «Les dirigeants indiens n’ont pas réussi à répondre à notre démarche qui avait brisé la glace et qui aurait pu être productive et significative», a-t-il ajouté. Dès la semaine dernière, le Hizbul avait lancé un ultimatum à l’Inde, exigeant la tenue de négociations «tripartites» (Inde, Pakistan, partis cachemiris) et «sans condition préalable». L’ultimatum a expiré hier à 11h30 GMT. «Si le cessez-le-feu est rompu et s’ils reprennent les hostilités au Cachemire, l’armée (indienne) prendra toutes les précautions, dans l’intérêt du maintien de la sécurité», a déclaré P. Bhatnagar, porte-parole du ministère de la Défense à New Delhi, quelques minutes après les déclarations de Syed Salahuddin. Le 24 juillet, le Hizbul Mujahideen avait fait une annonce surprise, décrétant un cessez-le-feu unilatéral de trois mois et se déclarant disposé à des négociations avec le gouvernement indien. New Delhi avait répondu à cette initiative en invitant tous les groupes et partis cachemiris à des discussions sous l’égide du ministère indien de l’Intérieur. Jeudi dernier, au lendemain de massacres qui avaient fait 98 morts au Cachemire indien, New Delhi et le Hizbul avaient tenu une réunion sans précédent en vue de mettre au point les modalités pratiques du cessez-le-feu. Le Hizbul avait condamné les tueries attribuées par l’Inde au groupe panislamique Lashkar-e-Toiba. Mais le ton était monté depuis entre l’Inde et le Hizbul, qui ne cessait d’exiger des négociations sans condition et une participation du Pakistan. Lundi, le Premier ministre indien Atal Behari Vajpayee avait soufflé le chaud et le froid, affirmant qu’aucune condition n’avait été posée aux négociations avec le Hizbul, mais qu’aucune décision ne serait prise «en dehors de la Constitution». L’Inde estime que le Jammu-et-Cachemire, seul État de l’Union à majorité musulmane, fait partie intégrante de son territoire et que des discussions sur une sécession éventuelle (rattachement au Pakistan, indépendance) sont impossibles parce qu’elles sortiraient du cadre de la Constitution indienne. Au lendemain des massacres, M. Vajpayee avait déclaré : «Laissons de côté la Constitution. Parlons dans les limites de l’humanisme afin que la violence cesse et que le sang arrête de couler». Le Pakistan, de son côté, avait accusé l’Inde de semer la discorde au sein du «mouvement de libération» cachemiri et avait exigé d’être associé à tout processus de paix.
L’armée indienne a averti qu’elle riposterait à toute attaque du Hizbul Mujahideen, l’un des principaux mouvements de la guérilla séparatiste cachemirie, qui a mis fin officiellement hier au cessez-le-feu unilatéral qu’il avait décrété le 24 juillet. «Nous donnons l’ordre à tous les commandants avec les mujahideen sur le terrain de rompre le cessez-le-feu et de poursuivre toutes leurs missions sur les objectifs désignés», a déclaré au Pakistan Syed Salahuddin, commandant suprême du Hizbul. «Les dirigeants indiens n’ont pas réussi à répondre à notre démarche qui avait brisé la glace et qui aurait pu être productive et significative», a-t-il ajouté. Dès la semaine dernière, le Hizbul avait lancé un ultimatum à l’Inde, exigeant la tenue de négociations «tripartites» (Inde, Pakistan, partis...