La chaîne «Body Shop» de magasins, spécialisée dans les produits écologiques, santé, beauté, (1600 enseignes dans le monde), semble confrontée à une baisse d’intérêt de la part du public. Anita Roddick, la fondatrice, et son mari viennent d’être désignés à la présidence du groupe «Body Shop», ce qui serait en quelque sorte une façon de prendre du recul. Anita Roddick n’a jamais eu beaucoup d’égard pour les financiers de la City qu’elle qualifiait, haut et fort, de dinosaures en costume croisé. De leur côté, les barons de la finance de Londres se montraient très peu convaincus par les méthodes de gestion de «Body Shop», sans cacher leur scepticisme. Le train des choses leur a donné raison. En mai 2000, deux nouveaux gestionnaires de haute compétence ont remplacé Anita Roddick, nommée ainsi que son époux présidents du groupe, tandis que les deux financiers prenaient en mains les rênes de l’entreprise optant pour une approche bien plus pragmatique que celle de la fondatrice. Ce branle-bas de combat a été imposé par le fait que les résultats de «Body Shop» en Amérique accusaient une baisse constante depuis 1997. Le chiffre d’affaires ne faisait que reculer (-2,5%) avec insistance. Mais c’est surtout les résultats boursiers du titre Body Shop, à Londres, qui ont rendu la réforme inéluctable. L’action Body Shop a subi une baisse de 70% au cours de ces cinq dernières années, passant récemment encore de 180 pences à 120... L’annonce de la restructuration ne semble pas avoir beaucoup convaincu les milieux «à costume croisé» qui considèrent que les deux nouveaux champions appelés à la rescousse ont du pain, en quantité, sur la planche. Les produits écologiques, fidèles aux conceptions du New Age, font aujourd’hui sourire. Ces vingt-trois ans passés ont réformé et revisé beaucoup de choses. D’ahurissants miracles ont été accomplis, rendant puéril le fanatisme «naturomane» des «beautiful people» d’alors... Aujourd’hui, on exige de la performance qui frise le miracle, coûte peu et rapporte beaucoup... Aux nouveaux managers de l’offrir dans des petits pots pour renflouer la firme, malade du temps qui passe...
La chaîne «Body Shop» de magasins, spécialisée dans les produits écologiques, santé, beauté, (1600 enseignes dans le monde), semble confrontée à une baisse d’intérêt de la part du public. Anita Roddick, la fondatrice, et son mari viennent d’être désignés à la présidence du groupe «Body Shop», ce qui serait en quelque sorte une façon de prendre du recul. Anita Roddick n’a jamais eu beaucoup d’égard pour les financiers de la City qu’elle qualifiait, haut et fort, de dinosaures en costume croisé. De leur côté, les barons de la finance de Londres se montraient très peu convaincus par les méthodes de gestion de «Body Shop», sans cacher leur scepticisme. Le train des choses leur a donné raison. En mai 2000, deux nouveaux gestionnaires de haute compétence ont remplacé Anita Roddick, nommée ainsi que son...
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