Des chercheurs canadiens ont présenté un œil robotique qui bouge selon le mouvement naturel de l’œil, une invention qui devrait répondre à la demande de milliers de patients. L’œil artificiel ne permet pas de rétablir la vision mais rend plus naturel le regard de personnes qui ont perdu un œil à la suite d’une maladie ou d’un accident, a indiqué Max Meng, directeur du laboratoire de recherche en robotique de l’Université de l’Alberta. «Un œil prothétique peut être fait de manière à ressembler à s’y méprendre à un vrai. Mais aussitôt que vous bougez les yeux, la personne que vous regardez se rend compte que vous portez une prothèse. Ça peut être très embarrassant», a dit Meng. «Les patients veulent toujours une prothèse qui puisse bouger, alors nous essayons de répondre à cette demande», a-t-il ajouté. Les quatre chercheurs ont d’abord utilisé des senseurs infrarouges fixés sur des lunettes pour recueillir les données sur les mouvements de l’œil sain. Ces informations sont instantanément transmises à l’œil artificiel, qui bouge en synchronisation avec l’autre œil. «Maintenant, nous avons remplacé les senseurs par des électrodes fixés des deux côtés de la tête (du patient) pour capter les signaux transmis par le cerveau et détecter les mouvements de l’œil sain», a expliqué Meng. «Étape après étape, nous tentons d’éliminer tous les accessoires non nécessaires pour rendre (le processus) aussi naturel que possible», a-t-il dit. Commercialisation d’ici deux ans Meng a indiqué que la commercialisation de l’œil robotique pourrait débuter d’ici environ deux ans, mais a précisé que plusieurs détails devaient être améliorés. «Actuellement, nous utilisons un moteur minuscule pour activer l’œil artificiel mais cela génère un peu de chaleur et de bruit. Alors nous continuerons à travailler dessus et, dans deux ans environ, nous serons prêts à proposer des implants aux patients», a-t-il dit dans une interview téléphonique. Au lieu d’utiliser des électrodes, le chercheur a indiqué que les signaux sur les mouvements de l’œil pouvaient également être captés à l’intérieur de la cavité oculaire, une possibilité encore plus discrète. La recherche de l’Université de l’Alberta a été partiellement financée par l’hôpital Misericordia d’Edmonton, l’un des rares établissements de santé au Canada dotés d’un service de prothèses sophistiqué. Le Dr John Wolfaardt, codirecteur du service de prothèses de l’hôpital Misericordia, a estimé que des milliers de patients pourraient profiter de cette prothèse intelligente. «Pour l’instant, c’est toujours dans les premières étapes et nous avons besoin d’un soutien financier conséquent pour transformer en une prothèse viable, mais lorsqu’elle sera prête, elle pourrait être utilisée dans le monde entier», a-t-il affirmé. L’œil robotique ne présente pas de risque pour la santé des patients car il n’est pas intégré dans le corps, a-t-il dit. Les résultats de la recherche seront présentés lors d’une conférence internationale de robotique au Japon en octobre prochain, a précisé Meng.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des chercheurs canadiens ont présenté un œil robotique qui bouge selon le mouvement naturel de l’œil, une invention qui devrait répondre à la demande de milliers de patients. L’œil artificiel ne permet pas de rétablir la vision mais rend plus naturel le regard de personnes qui ont perdu un œil à la suite d’une maladie ou d’un accident, a indiqué Max Meng, directeur du laboratoire de recherche en robotique de l’Université de l’Alberta. «Un œil prothétique peut être fait de manière à ressembler à s’y méprendre à un vrai. Mais aussitôt que vous bougez les yeux, la personne que vous regardez se rend compte que vous portez une prothèse. Ça peut être très embarrassant», a dit Meng. «Les patients veulent toujours une prothèse qui puisse bouger, alors nous essayons de répondre à cette demande»,...