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Actualités - Reportages

Pétrole L'envolée des cours ne semble pas inquiéter l'Opep

L’envolée des cours du pétrole, qui s’est poursuivie à Londres et à New York, laissait l’Opep de marbre, le cartel semblant avoir relevé son objectif de prix et rechigner à augmenter sa production avant sa réunion de septembre. Vendredi, le baril de brent pour livraison la plus rapprochée en octobre valait aux alentours de 30 dollars sur l’International Petroleum Exchange (IPE) et, à New York, le cours du baril de référence (Light Sweet Crude) pour livraison la plus rapprochée en septembre valait près de 32 dollars. Quant au prix du panier de référence de l’Opep, il valait 29,11 dollars le baril jeudi dernier, restant au-dessus du seuil de 28 dollars depuis quatre jours consécutifs. Selon un mécanisme décidé informellement par l’Opep fin mars et jamais appliqué, si ce prix dépasse les 28 dollars le baril pendant 20 jours ouvrables consécutifs, le cartel doit augmenter sa production de 500 000 barils par jour. Or les analystes relèvent qu’un nombre croissant de membres de l’Opep semblent être satisfaits d’un prix du panier à 28 dollars. «Le problème est que l’Opep a indiqué par le passé quels étaient les niveaux qu’il jugeait satisfaisants. En mars 1999, le cartel semblait être heureux avec 15 dollars le baril, puis cela a été 18 dollars, puis 18 à 20 dollars, puis 21 dollars, puis 20 à 25 dollars, et plus récemment 25 dollars», rappellent les experts de la maison de courtage londonienne GNI. Le marché, lassé d’une telle incohérence, ne croit plus vraiment à l’application du mécanisme de stabilisation des prix, qui devrait théoriquement intervenir le 8 septembre si le panier reste au-dessus de 28 dollars. D’autant que de toutes façons, le cartel ne prendra aucune décision sur le niveau de sa production pétrolière avant sa prochaine réunion ministérielle, prévue le 10 septembre à Vienne, à en croire les dernières déclarations du président de l’Opep, le ministre vénézuélien de l’Énergie Ali Rodriguez, et des informations de la presse officielle séoudienne. Le président vénézuélien Hugo Chavez a de son côté exhorté mardi ses partenaires à «faire face aux pressions» des pays industrialisés cherchant à faire baisser le prix du pétrole. «Le Venezuela a besoin de chaque centime qu’il peut tirer du pétrole. Une hausse de la production de l’Opep ne lui apporterait rien», a relevé Andrew Hartree, spécialiste des matières premières à Royal Bank of Scotland. «La plupart des membres du cartel ont une vision à très court terme. Ils ne voient pas que des prix trop élevés peuvent se retourner contre eux à long terme en réduisant la demande mondiale», a-t-il noté. Même si le cartel décidait d’augmenter sa production le 10 septembre, les inquiétudes sur le niveau des stocks de brut ne seraient pas dissipées pour autant. Ces stocks sont au plus bas depuis plus de dix ans aux États-Unis, laissant craindre une pénurie l’hiver prochain. «Le pétrole met 45 jours à arriver dans les raffineries de l’hémisphère nord», a souligné Tony Machacek, analyste à Prudential Bache. Le marché porte désormais ses espoirs sur l’Arabie séoudite, le premier producteur mondial. Le royaume, qui est en réalité le seul membre de l’Opep disposant de capacités suffisantes pour augmenter sa production de manière significative, avait laissé entendre début juillet qu’il mettrait 500 000 barils supplémentaires par jour sur le marché «rapidement» si les cours restent élevés
L’envolée des cours du pétrole, qui s’est poursuivie à Londres et à New York, laissait l’Opep de marbre, le cartel semblant avoir relevé son objectif de prix et rechigner à augmenter sa production avant sa réunion de septembre. Vendredi, le baril de brent pour livraison la plus rapprochée en octobre valait aux alentours de 30 dollars sur l’International Petroleum Exchange (IPE) et, à New York, le cours du baril de référence (Light Sweet Crude) pour livraison la plus rapprochée en septembre valait près de 32 dollars. Quant au prix du panier de référence de l’Opep, il valait 29,11 dollars le baril jeudi dernier, restant au-dessus du seuil de 28 dollars depuis quatre jours consécutifs. Selon un mécanisme décidé informellement par l’Opep fin mars et jamais appliqué, si ce prix dépasse les 28 dollars le baril...