L’atmosphère est détendue à Tell Kazel. Les archéologues supervisent les fouilles, dessinent les nouveaux niveaux et les structures d’architecture qui apparaissent, rangent le matériel découvert, prennent des photos… Bref, ils assurent un travail qui requiert leur attention à toute minute de la journée car toute information non archivée est à jamais perdue. Soixante ouvriers dispersés dans les différents carrés de fouilles les aident dans leur travail. Venant du village situé à une centaine de mètres du site, ils sont tous des paysans. Certains d’entre eux travaillent avec l’équipe depuis plus d’une décennie. Leur expérience aide énormément dans la progression des travaux. Toutefois, une sorte de «logique» de la répartition des tâches règne au sein de ce petit groupe. Ainsi, ils sont convenus que les apprentis se chargent de la brouette, car la fouille exige de l’expérience. Ils vivent au rythme de l’équipe. À midi, leurs enfants débarquent sur le site tenant dans leur main le repas encore chaud qu’ils partagent sous les tentes installées sur le site, tandis que l’équipe prend cette première pause à la maison, autour d’un café ou d’un thé. Coiffée de son chapeau colonial, le Dr Layla Badr surveille les travaux du haut de son «bureau» installé à l’ombre d’une tente en bambou. Pour les ouvriers, elle est la «moudira» (directrice en arabe), et devant elle, il ne faut pas donner l’impression de perdre son temps. En fait, dès qu’ils aperçoivent son chapeau, ils se remettent au travail dans un silence total. Car le Dr Badr est connue pour être très stricte. D’ailleurs, elle-même le dit : «Je ne ménage pas mon équipe. Nous sommes là pour une courte période de l’année et nous avons beaucoup de travail à terminer». Mais si elle reste très exigeante avec son groupe, elle est aussi à leurs petits besoins. Elle comprend en fait les difficultés de ce travail et gâte sa mission en leur préparant gâteaux et tartes pour les pauses-café de l’après-midi. Et pour rendre la vie plus agréable dans la maison de fouilles, l’équipe a planté des arbres et des fleurs autour des terrasses. Ce qui donne un charme fou à ces lieux.
L’atmosphère est détendue à Tell Kazel. Les archéologues supervisent les fouilles, dessinent les nouveaux niveaux et les structures d’architecture qui apparaissent, rangent le matériel découvert, prennent des photos… Bref, ils assurent un travail qui requiert leur attention à toute minute de la journée car toute information non archivée est à jamais perdue. Soixante ouvriers dispersés dans les différents carrés de fouilles les aident dans leur travail. Venant du village situé à une centaine de mètres du site, ils sont tous des paysans. Certains d’entre eux travaillent avec l’équipe depuis plus d’une décennie. Leur expérience aide énormément dans la progression des travaux. Toutefois, une sorte de «logique» de la répartition des tâches règne au sein de ce petit groupe. Ainsi, ils sont convenus que...
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