Certaines entreprises françaises se laissent gagner par la mode anglo-saxonne du «Casual Friday» qui autorise les salariés à adopter une tenue vestimentaire plus décontractée le vendredi mais, même en été, shorts ou tongs restent toujours proscrits. Chez Thomson-CSF une note de service du 27 juillet a institutionnalisé cette pratique, une manière pour la direction de faire entrer le groupe dans le «XXIe siècle». Cette note précise que le «vendredi sera désormais “jour informel”, avec des tenues plus décontractées» que le traditionnel costume-cravate et que «l’usage des prénoms et du tutoiement est encouragé». «Cela a fait rigoler beaucoup de salariés et je ne pense pas que cette décision changera grand-chose. J’aurais préféré d’autres modernismes que celui-ci», explique un délégué syndical CGC du groupe. En France, les salles de marché des banques ont opté pour le «Casual Friday» depuis environ deux ans mais contrairement aux États-Unis et à l’Angleterre d’où la mode est partie, cette pratique ne s’accompagne d’aucune réglementation vestimentaire. «À Londres, les jeans et les baskets sont un cap à ne pas franchir», admet Nicolas, salarié d’une salle de marché à Londres. Mettre à l’aise l’interlocuteur En France, les banques semblent plus permissives : «Le vendredi on s’habille comme l’on veut, on peut même porter un tee-shirt ou un jean», souligne Cyril Le Touzé, directeur de la salle des marchés de la CIC. «Cette permissivité cristallise sur nous les envies des autres services mais elle contribue à donner une ambiance plus décontractée», s’amuse Serge Hodey, salarié dans la salle des marchés de la Bred. Car cette pratique n’a pas encore gagné les services commerciaux des banques. Certains banquiers s’habillent parfois de manière plus décontractée pour démarcher les start-up. «Une manière pour eux de mettre à l’aise leur interlocuteur», concède Julien, salarié chez Indosuez. Chez IBM à la Défense, on qualifie cette journée de «Friday Wear» (la tenue du vendredi). Là non plus aucun règlement n’a été édicté mais les gens s’habillent de manière plus «détendue» à condition qu’ils n’aient pas de relations commerciales avec l’extérieur. Dans le conseil en entreprise, comme chez Deloitte and Touch, «aucune directive n’est parue à ce sujet. Mais on tend de plus en plus vers cette pratique». Chez Andersen Consulting, si le «Casual Day» existe depuis longtemps dans les filiales américaines et britanniques, il n’a pas encore gagné la France et «ce n’est pas une demande formulée par les consultants», explique la direction de la communication.
Certaines entreprises françaises se laissent gagner par la mode anglo-saxonne du «Casual Friday» qui autorise les salariés à adopter une tenue vestimentaire plus décontractée le vendredi mais, même en été, shorts ou tongs restent toujours proscrits. Chez Thomson-CSF une note de service du 27 juillet a institutionnalisé cette pratique, une manière pour la direction de faire entrer le groupe dans le «XXIe siècle». Cette note précise que le «vendredi sera désormais “jour informel”, avec des tenues plus décontractées» que le traditionnel costume-cravate et que «l’usage des prénoms et du tutoiement est encouragé». «Cela a fait rigoler beaucoup de salariés et je ne pense pas que cette décision changera grand-chose. J’aurais préféré d’autres modernismes que celui-ci», explique un délégué syndical CGC...
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