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Actualités - Chronologie

Montalvo prête à concourir sous la bannique olympique

La Cubaine naturalisée espagnole, Niurka Montalvo, championne du monde de saut en longueur, a indiqué qu’elle serait prête à concourir sous la bannière olympique si Cuba continuait à s’opposer à sa participation aux Jeux olympiques de Sydney. «Je préférerais appartenir à une équipe pour ne pas me sentir seule mais je veux participer aux Jeux et je suis prête à le faire sous la bannière olympique. Tant qu’il y a des négociations, il y a de l’espoir», a estimé Montalvo dans des déclarations largement reproduites dans la presse espagnole, hier. S’appuyant sur l’article 46 de la charte olympique, le Comité national olympique cubain (CNO) a refusé à Montalvo la possibilité de participer aux Jeux de Sydney sous les couleurs de l’Espagne. Selon cet article, le pays d’origine d’un athlète peut user d’un tel veto si cet athlète a déjà concouru sous ses couleurs et a obtenu sa naturalisation depuis moins de trois ans. «Je ne connais pas très bien le règlement, a commenté Montalvo. Mais je sais qu’aux Jeux olympiques participent les meilleurs et que le Comité international olympique (CIO) doit y veiller. J’ai toujours cru que le fait de ne pas avoir porté les couleurs de Cuba depuis trois ans était suffisant. Je ne savais pas que cette règle des trois ans s’appliquait à la naturalisation et j’étais sûre de pouvoir être à Sydney après avoir représenté l’Espagne aux championnats du monde d’athlétisme de Séville, l’année dernière». Le règlement de la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF) ne s’applique pas nécessairement aux Jeux olympiques. En 1996, le Danois d’origine kényane Wilson Kipketer n’avait déjà pas pu participer aux Jeux d’Atlanta, un an après son titre de champion du monde du 800 m acquis sous les couleurs du Danemark, à Goeteborg (Suède). Recours exceptionnel Mariée à un Espagnol le 26 janvier 1998, Niurka Montalvo a été naturalisée espagnole le 5 mai 1999, quelques semaines avant de devenir championne du monde. La possibilité de concourir sous la bannière olympique n’est utilisée que pour répondre à une conjoncture politique exceptionnelle lésant les intérêts des athlètes. Tel fut le cas, par exemple, pour les athlètes serbes, monténégrins et macédoniens aux Jeux de Barcelone, en 1992. À moins que le CIO ne renie sa propre charte, Montalvo n’a aucune chance de bénéficier d’une telle possibilité. Par ailleurs, la championne du monde s’est déclarée très surprise du départ des athlètes cubains de Guadalajara (Espagne), où ils s’entraînaient en prévision des Jeux, pour Milan, où ils se sont installés dimanche. Auparavant, le président de la Fédération d’athlétisme espagnole, Jose Maria Odriozola, avait indiqué que l’attitude des Cubains allait remettre en cause la coopération sportive entre les deux pays. Vingt-six cubains en Italie après l’affaire Montalvo Vingt-six athlètes cubains ont été obligés de quitter samedi l’Espagne à la suite d’un différend entre les autorités sportives cubaines et espagnoles, portant sur la participation de Niurka Montalvo aux Jeux olympiques de Sydney. Ils se trouvaient hier dans le nord de l’Italie, à Sportilia, selon des sources sportives italiennes. Les Cubains doivent rester à Sportilia au moins jusqu’au 2 ou 3 septembre, avant leur départ pour Sydney. Parmi eux, Javier Sotomayor, champion olympique 1992 et détenteur du record du monde de la hauteur, et Ivan Pedroso, champion du monde de saut en longueur, sont partis dès hier pour la France où ils participent à la réunion de Montauban. Le premier concourra également vendredi à Monaco, réunion comptant pour la Golden League. Enfin, tous deux devraient participer à une réunion le 22 août à Viareggio (nord de l’Italie).
La Cubaine naturalisée espagnole, Niurka Montalvo, championne du monde de saut en longueur, a indiqué qu’elle serait prête à concourir sous la bannière olympique si Cuba continuait à s’opposer à sa participation aux Jeux olympiques de Sydney. «Je préférerais appartenir à une équipe pour ne pas me sentir seule mais je veux participer aux Jeux et je suis prête à le faire sous la bannière olympique. Tant qu’il y a des négociations, il y a de l’espoir», a estimé Montalvo dans des déclarations largement reproduites dans la presse espagnole, hier. S’appuyant sur l’article 46 de la charte olympique, le Comité national olympique cubain (CNO) a refusé à Montalvo la possibilité de participer aux Jeux de Sydney sous les couleurs de l’Espagne. Selon cet article, le pays d’origine d’un athlète peut user...