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Actualités - Reportages

Underground(photo)

Il est très drôle, Saïd el-Achkar. «Je suis sculpteur et peintre depuis l’enfance». Entre deux gorgées d’arak, il virevolte, il parle, vite, il nous entraîne derrière lui, pour nous montrer. Ses toiles. Ses sculptures. Ses fresques murales. Sa chambre à coucher qu’il a entièrement décorée. Il est drôle, Saïd, et puis ce n’est pas mal ce qu’il fait. Ça plaît ou ça ne plaît pas – c’est ça le but, non ? – il n’empêche, il a un univers le monsieur. Quelques p’tites choses à dire. «Ma muse, c’est la femme, et la Phénicie». Aussi. «Tyr, notre histoire, nos ancêtres les Phéniciens, ça inspire aussi ma peinture. Ma sculpture». Saïd habite en plein Tyr, et ce qu’il est, sa maison – chaque objet qui y est a été pensé, retravaillé, choisi, c’est visible – son discours, tout cela fait penser à une espèce d’underground new-yorkais ou parisien. Londonien plutôt. Saïd a habité longtemps en Belgique. Il a aussi exposé en Espagne, dit-il, en France. Il a éparpillé, c’est toujours lui qui le dit, son nom et celui du Liban, en Europe. Il est très drôle, Saïd. «On a dit que j’étais génial. Je laisse mes œuvres parler pour moi». Il est touchant aussi. C’est le moins qu’on puisse dire.
Il est très drôle, Saïd el-Achkar. «Je suis sculpteur et peintre depuis l’enfance». Entre deux gorgées d’arak, il virevolte, il parle, vite, il nous entraîne derrière lui, pour nous montrer. Ses toiles. Ses sculptures. Ses fresques murales. Sa chambre à coucher qu’il a entièrement décorée. Il est drôle, Saïd, et puis ce n’est pas mal ce qu’il fait. Ça plaît ou ça ne plaît pas – c’est ça le but, non ? – il n’empêche, il a un univers le monsieur. Quelques p’tites choses à dire. «Ma muse, c’est la femme, et la Phénicie». Aussi. «Tyr, notre histoire, nos ancêtres les Phéniciens, ça inspire aussi ma peinture. Ma sculpture». Saïd habite en plein Tyr, et ce qu’il est, sa maison – chaque objet qui y est a été pensé, retravaillé, choisi, c’est visible – son discours, tout cela fait...