Lorsque les infections se succèdent, les mamans sont souvent tentées de donner au petit malade l’antibiotique qui l’avait guéri la fois précédente... Or les pédiatres sont formels : gare aux cures à répétition. Non seulement elles réduisent l’efficacité du remède mais l’enfant devient graduellement moins apte à lutter contre les infections. Son système immunitaire arrive plus difficilement à jouer son rôle protecteur. Sans oublier les effets secondaires de ces médicaments qui fragilisent l’enfant. Experts, médecins et parents sont d’accord : on enregistre une véritable boulimie pour les antibiotiques. Il arrive que des affections bénignes soient traitées sans justification par ces remèdes, en commençant par les rhinopharyngites, dues dans la majorité des cas à des virus insensibles, comme on le sait, à ce groupe de médicaments. Il en est de même pour les bronchites, causées le plus souvent, elles aussi, par des virus. Or cette surconsommation n’est pas sans conséquence : plus on prend d’antibiotiques, plus on favorise l’apparition de résistances. C’est le cas pour les bactéries, responsables d’otites chez l’enfant, qui deviennent résistantes à certains antibiotiques. Une de ces bactéries est le pneumocoque, un germe susceptible de provoquer une meningite, ce qui permet de mesurer le risque que ceci représente. Des campagnes, donc, de sensibilisation se sont amorcées dans certains pays, dont la France, pour alerter le public sur les risques de cette surconsommation. Quand doit-on donner un antibiotique à un enfant ? Les pédiatres sont très clairs : face à une infection bactérienne sensible aux antibiotiques et sérieuse. C’est le cas indiscutable pour l’angine évidente, l’otite moyenne aiguë, les infections urinaires, chez les petits fiévreux ne mangeant plus et ne dormant plus. Ou encore, lorsque le rhume se dégrade progressivement. Gare aux cures à répétition Lorsque les infections, surtout en hiver, se succèdent, les enfants échappent rarement aux antibiotiques. Or un enfant fiévreux n’a pas forcément besoin d’antibiotiques. Une surveillance attentive et la prise d’aspirine peuvent souvent suffire. Si l’enfant continue à manger et à babiller comme d’habitude, deux à trois jours d’attente sont à conseiller. Les pédiatres avouent que dans une grande majorité des cas les antibiotiques sont prescrites sous la pression des parents inquiets. Or, d’après eux, même si les sécrétions nasales ont un aspect purulent avec une température élevée durant quatre ou cinq jours, il peut fort bien s’agir d’une infection virale. D’autres traitements que les antibiotiques peuvent être prescrits. Si les symptômes s’aggravent, le pédiatre pourra toujours modifier son traitement en ayant recours à un antibiotique, jugeant s’il s’agit d’une infection ou d’une surinfection bactérienne.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lorsque les infections se succèdent, les mamans sont souvent tentées de donner au petit malade l’antibiotique qui l’avait guéri la fois précédente... Or les pédiatres sont formels : gare aux cures à répétition. Non seulement elles réduisent l’efficacité du remède mais l’enfant devient graduellement moins apte à lutter contre les infections. Son système immunitaire arrive plus difficilement à jouer son rôle protecteur. Sans oublier les effets secondaires de ces médicaments qui fragilisent l’enfant. Experts, médecins et parents sont d’accord : on enregistre une véritable boulimie pour les antibiotiques. Il arrive que des affections bénignes soient traitées sans justification par ces remèdes, en commençant par les rhinopharyngites, dues dans la majorité des cas à des virus insensibles, comme on le sait,...