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Actualités - Chronologie

Barak déclare à Paris que des décisions majeures vont être prises

Le Premier ministre israélien Ehud Barak a déclaré hier à Paris que l’heure des «décisions majeures» était arrivée dans la processus de négociations israélo-palestinien, au moment où le président américain Bill Clinton annonçait un prochain sommet tripartite près de Washington. «Nous entrons dans une période critique du processus de paix qui va demander des décisions d’une importance majeure de la part des dirigeants des deux côtés», a déclaré M. Barak après un entretien avec le président français Jacques Chirac, dont le pays assure la présidence de l’Union européenne (UE). Le chef du gouvernement israélien a cependant mis en garde contre tout excès d’optimisme sur l’issue des négociations avec les Palestiniens, engagées il y a sept ans. «Il y a de grandes opportunités mais aussi de grands risques», a-t-il dit, affirmant : «Nous sommes déterminés à faire de notre mieux pour assurer un avenir meilleur pour Israël grâce à un accord de paix avec tous nos voisins, si c’est possible sans mettre en péril nos intérêts nationaux vitaux». M. Clinton ainsi que la porte-parole de l’Élysée, Catherine Colonna, se sont également montrés très prudents sur les chances de succès du sommet, dont l’objectif sera de tenter de débloquer les négociations israélo-palestiniennes sur le statut final des territoires palestiniens. Interrogé sur ce prochain sommet, après son entretien avec M. Chirac, le Premier ministre israélien n’a pas fait de commentaires. «Nous considérons qu’un tel sommet a son utilité, à condition, bien sûr, qu’il soit bien préparé, c’est-à-dire qu’il permette d’envisager les conditions d’un succès. Cela signifie que chaque partie vient avec un esprit de paix et avec des propositions correspondant à cet esprit», a commenté la porte-parole de l’Élysée Catherine Colonna. Deux jours après l’engagement pris par les Palestiniens de proclamer un État, avec Jérusalem-Est pour capitale, «le 13 septembre, à la fin de la période intérimaire» prévue par les accords israélo-palestiniens de 1993, la visite de M. Barak à Londres puis à Paris a été motivée par le souci d’Israël de ne pas voir l’UE s’engager sur la voie de la reconnaissance rapide d’un tel État, alors que les négociations sont, pour l’heure, toujours bloquées. La visite en France de M. Barak visait ainsi à désamorcer l’effet de la visite de Yasser Arafat, venu le 1er juillet à Paris pour consulter Jacques Chirac sur une proclamation d’un État palestinien. L’annonce palestinienne, visant à accentuer la pression sur Ehud Barak, a suscité des réactions très vives de la part des autorités israéliennes. Ces réactions sont «très négatives, et la situation est difficile», a estimé hier un responsable français sous couvert de l’anonymat, qui a remarqué que le retour de la confiance entre MM. Arafat et Barak dépendait des États-Unis, et que l’UE ne pourrait jouer un rôle «qu’après un accord» entre les deux parties. Pour l’heure, Paris – a priori favorable à un tel État, estimant qu’il serait un élément de stabilité et une garantie de la sécurité d’Israël – continue de se référer à la déclaration des Quinze européens, au sommet de Berlin en mars 1999, affirmant que «les Palestiniens conservent un droit inconditionnel à l’autodétermination, comprenant la possibilité d’avoir leur propre État».
Le Premier ministre israélien Ehud Barak a déclaré hier à Paris que l’heure des «décisions majeures» était arrivée dans la processus de négociations israélo-palestinien, au moment où le président américain Bill Clinton annonçait un prochain sommet tripartite près de Washington. «Nous entrons dans une période critique du processus de paix qui va demander des décisions d’une importance majeure de la part des dirigeants des deux côtés», a déclaré M. Barak après un entretien avec le président français Jacques Chirac, dont le pays assure la présidence de l’Union européenne (UE). Le chef du gouvernement israélien a cependant mis en garde contre tout excès d’optimisme sur l’issue des négociations avec les Palestiniens, engagées il y a sept ans. «Il y a de grandes opportunités mais aussi de grands...