Le dollar n’a presque pas bougé encore hier, à Beyrouth, où les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier pratiquement dans une marge très étroite comprise entre 1 511,75 et 1 512,25 LL lors des derniers échanges interbancaires contre 1 511,00 et 1 512,00 LL la veille. Ce phénomène s’est produit dans un marché toujours calme dont la tendance est restée gouvernée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue donc à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre, tout en laissant aux opérateurs le soin de le traiter au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande mais au sein de cette fourchette. Cela étant, et compte tenu de la réticence du marché aussi bien à l’offre qu’à la demande du billet vert, le volume d’affaires de la journée d’hier ne devait pas prendre de l’ampleur. Il aurait atteint, selon les cambistes, quelque huit millions de dollars, entièrement traités à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL. Le yen en baisse face au dollar et à l’euro À l’étranger, le dollar est revenu en force sur les marchés des changes internationaux hier, au lendemain d’un long week-end de congés aux États-Unis pour l’Independance Day, de nombreux opérateurs ayant fait le pont dès vendredi soir. De retour de vacances les investisseurs américains ont racheté massivement hier du dollar contre le yen. Celui-ci avait reculé alors que le marché manquait de direction claire sur la décision de la Banque du Japon concernant le relèvement des taux d’intérêt nippons. À cet égard, les inquiétudes relatives aux petites et moyennes entreprises japonaises à l’issue du rapport Tankan publié la veille avaient exclu l’abandon de la politique du taux à zéro. Cela d’autant que plusieurs opérateurs anticipaient une diminution des dépenses des ménages japonais, chiffres devant être publiés aujourd’hui. Quant à la livre sterling, elle a souffert aussi d’anticipations similaires concernant la Banque d’Angleterre qui doit annoncer aujourd’hui sa décision sur les taux d’intérêt britanniques. À cet égard, de nouveaux signaux négatifs ont renforcé le sentiment des analystes selon lequel l’institut d’émission n’augmenterait pas le loyer de l’argent à la lumière de la baisse du marché de l’immobilier au Royaume-Uni le mois dernier, la banque Halifax (-0,4 % sur mai), et de la diminution des ventes de détail, selon la Confédération de l’industrie britannique (de 45 points en mai à 15 points le mois dernier). Seul l’euro a été plus ferme bien que le marché table sur un nouveau statu quo monétaire à l’issue du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) aujourd’hui. Il a profité de rumeurs concernant un rachat partiel du leader de la distribution allemand Metro par le numéro un mondial américain Walmart, dans la perspective qu’un tel rachat augmenterait les flux d’investissements dans la zone euro. Pourtant, les opérateurs sont restés prudents dans l’attente de la publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis pour le mois de juin demain, qui sont censés leur apporter des indications plus précises sur le ralentissement de l’économie américaine. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est finalement négocié à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 0,9530 pour un euro contre 0,9515, la veille à Londres – 1,5100 pour un sterling contre 1,5155 – 2,0525 DM contre 2,0555 – 6,8830 FF contre 6,8940 – 1,6230 FS contre 1,6325 – 2 031,75 lires contre 2 035,00 – 107,15 yens contre 106,20. Bourse de Beyrouth : tendance partagée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée hier sous l’effet de la baisse des actions B de Solidere d’un côté et de la hausse des actions C de la banque Byblos, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,08 % à 64,37 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est adjugé 0,15 % à 138,88 points. Tout cela s’est produit dans un marché étriqué avec au total quelque 23 364 actions négociées d’une valeur de 84 345 dollars. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, des prises de bénéfices ont pesé hier sur la tendance des marchés américains, surtout dans le secteur de la haute technologie largement représenté sur la Bourse électronique Nasdaq, alors que Wall Street luttait toute la journée pour rester dans le vert. La haute technologie était donc sous pression après les gains de lundi et l’avertissement lancé par le fabricant de logiciels Computer Associates sur ses résultats pour le premier trimestre (avril/juin) de son exercice fiscal. Cela d’autant que la société a aussi révisé à la baisse sa prévision de la croissance de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre de +25 à +20 %. La haute technologie a souffert également de la révision à la baisse par la maison de courtage Salomon Smith Barney de ses recommandations de plusieurs sociétés du secteur des semi-conducteurs, notamment Advanced Micro Devices, Texas Instruments et National Semiconductor. En outre, la tendance générale du marché s’est ressentie aussi de la baisse des pétrolières dans le sillage de la chute des cours du brut après la décision de l’Arabie séoudite d’augmenter sa production de 500 000 barils par jour. C’est dans ce contexte que l’indice Nasdaq s’est inscrit finalement en baisse, alors que l’indice Dow Jones des industrielles a oscillé entre un plus haut à 10 571,63 points et un plus bas à 10 502,69 points, avant d’afficher en préclôture 10 529,91 points, en repli de 29,53 points sur lundi dernier. Affaiblissement des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont abandonné mercredi après-midi tout ou partie de leurs gains de la matinée pour terminer sur une note irrégulière, en baisse le plus souvent. La baisse des cours du pétrole a pesé sur le compartiment de l’énergie tandis qu’une vague d’avertissements sur les prochains bénéfices enrayait un mouvement de hausse des technologiques. Le renversement de tendance a également résulté de la faiblesse accusée à Wall Street en début de séance. À la fermeture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a perdu 9,26 points, soit 0,58 %, à 1 596,68, et l’Euro STOXX 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, 17,24 points (0,33 %), à 5 168,63. La Bourse de Londres a perdu 0,54 % et Paris 0,49 %, tandis que Francfort, où les transactions se poursuivent jusqu’en début de soirée, a progressé de 0,56 %. Zurich a gagné 0,49 % et Bruxelles 0,42 %, mais Madrid a perdu 0,84 % et Amsterdam 0,27 %, tandis que la Bourse de Milan est restée pratiquement inchangée (+0,01 %). Le secteur des technologiques dans son ensemble a abandonné 2,7 %, ayant abandonné son avance initiale après les «profit warnings» publiés par les sociétés d’informatique Entrust Technologies et BMC Software. Ces avertissements, lancés au lendemain de celui de Computer Associates, ont ravivé les craintes de ralentissement de la progression des bénéfices du secteur. Parmi les sociétés européennes affectées par ces inquiétudes, l’éditeur britannique de logiciels Baltimore Technologies a chuté de plus de 6 % et l’opérateur finlandais de télécommunications Sonera a reculé de 2,4 %. Le numéro un européen des logiciels a inversé sa tendance après les «profit warnings», cédant 0,2 % en dernier lieu après avoir momentanément monté de plus de 4 % après que Goldman Sachs eut dit maintenir la société sur sa liste de valeurs recommandées. Les technologiques ont aussi été affectées par la décision de Schroder Salomon Smith Barney d’abaisser sa notation globale de l’industrie américaine des semi-conducteurs. Dans cette catégorie, le français STMicroelectronics a chuté de 6,32 % et l’allemand Infineon Technologies de 3,18 %. Le géant néerlandais Philips a abandonné 5,5 %. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé la séance de mercredi sur une légère baisse, faute d’éléments directeurs au lendemain de la publication du «tankan» et de la clôture des marchés américains pour cause de fête nationale. L’indice Nikkei a cédé 34,20 points à 17 435,95, soit une baisse de 0,20 %. L’indice pondéré Topix de la première section a, quant à lui, perdu 5,76 points à 1 601,18 (-0,36 %). «L’effet du tankan est dépassé et le marché n’a plus de facteurs susceptibles de le guider», a estimé Kunihiro Hatae (Tokyo Securities). «En fait, le tankan n’a fait que rendre les investisseurs plus prudents quant à la fin de la politique de taux zéro». D’après les analystes, l’examen du «tankan» – qui traduit un indice de confiance des grandes entreprises supérieur aux prévisions – renforce l’hypothèse d’un abandon prochain de la politique de taux zéro. «Cela rend plus probables les chances d’une hausse des taux lors de la réunion du conseil de politique monétaire de la BoJ le 17 juillet», a estimé Richard Jerram (ING Barings, Tokyo). Sur la première section, on a compté 881 valeurs en baisse contre 402 hausses et 117 inchangées. Le volume ne s’est établi qu’à 696,4 millions de titres contre 841,8 millions mardi, les investisseurs attendant la réouverture des places américaines au lendemain de l’Independence Day. Le contrat septembre sur Nikkei a clôturé inchangé à 17 470. Par ailleurs, le marché n’a guère réagi à la formation mardi soir du nouveau gouvernement Yoshiro Mori, qui n’apporte pas de surprise par rapport aux prévisions des médias. La vague de ventes a touché un grand nombre de compartiments, notamment l’immobilier et les télécoms. Aux valeurs Internet, Softbank Corp a plongé de 10,5 % à 12 450 yens après avoir touché un plus bas en neuf mois à 11 920.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar n’a presque pas bougé encore hier, à Beyrouth, où les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier pratiquement dans une marge très étroite comprise entre 1 511,75 et 1 512,25 LL lors des derniers échanges interbancaires contre 1 511,00 et 1 512,00 LL la veille. Ce phénomène s’est produit dans un marché toujours calme dont la tendance est restée gouvernée par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue donc à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre, tout en laissant aux opérateurs le soin de le traiter au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande mais au sein de cette fourchette....