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Actualités - Chronologie

Turquie Ankara renonce à la construction d'une centrale nucléaire

La Turquie a renoncé à la construction d’une centrale nucléaire d’un coût de plusieurs milliards de dollars en raison de difficultés économiques, a annoncé hier le Premier ministre turc Bülent Ecevit. «Nous avons décidé de remettre le projet de centrale nucléaire à la fin du programme de stabilité économique», a déclaré M. Ecevit, faisant référence à un plan de lutte contre l’inflation sur 3 ans appuyé par le FMI. Citant les conclusions d’un rapport de l’Agence turque pour l’énergie atomique (TAEK), le Premier ministre a estimé qu’il était «superflu» et «dommageable pour l’économie» que la Turquie se tourne pour l’instant vers l’énergie nucléaire. «Ce projet pourrait avoir des conséquences gravement négatives pour notre programme de stabilisation économique», a-t-il affirmé. «Nous n’avons pas les fonds nécessaires actuellement pour le financer». Le Premier ministre a rappelé une précédente mise en garde de responsables de l’économie et des finances qui prévenaient qu’un emprunt étranger risquait de relancer une inflation chronique en Turquie, alors qu’elle commençait tout juste à marquer le pas. Mais M. Ecevit a précisé que l’annulation de cet appel d’offres ne signifiait pas un abandon définitif des projets de nucléaire pour la Turquie. «Il ne faut pas non plus disqualifier l’énergie nucléaire, mais il convient de se donner du temps jusqu’à l’apparition d’une nouvelle génération de centrales nucléaires», a-t-il dit avant d’ajouter que la Turquie mettrait l’accent sur le gaz naturel et les centrales hydroélectriques, en même temps que sur des sources d’énergie alternatives. Citant toujours TAEK, il a estimé que la Turquie pourrait se rabattre sur le nucléaire dans 15 ou 20 ans, quand selon les prévisions la planète sera à court de réserves en gaz naturel. D’ici là, le coût de fabrication des centrales nucléaires devrait baisser de 25 %, juge M. Ecevit, alors que, dans le même temps, la durée de vie d’un réacteur devrait atteindre 40 à 50 ans, contre 30 à 40 à l’heure actuelle. L’évolution technologique devrait également permettre l’utilisation de combustibles moins dangereux que l’uranium pour la production d’énergie nucléaire, a-t-il dit. L’appel d’offres pour la construction d’une centrale nucléaire près d’Akkuyu, sur la côte méditerranéenne turque, avait été lancé en 1997, mettant en compétition 3 consortiums internationaux.
La Turquie a renoncé à la construction d’une centrale nucléaire d’un coût de plusieurs milliards de dollars en raison de difficultés économiques, a annoncé hier le Premier ministre turc Bülent Ecevit. «Nous avons décidé de remettre le projet de centrale nucléaire à la fin du programme de stabilité économique», a déclaré M. Ecevit, faisant référence à un plan de lutte contre l’inflation sur 3 ans appuyé par le FMI. Citant les conclusions d’un rapport de l’Agence turque pour l’énergie atomique (TAEK), le Premier ministre a estimé qu’il était «superflu» et «dommageable pour l’économie» que la Turquie se tourne pour l’instant vers l’énergie nucléaire. «Ce projet pourrait avoir des conséquences gravement négatives pour notre programme de stabilisation économique», a-t-il affirmé....