Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La charte d'Okinawa pour s'attaquer au fossé numérique

Le G8 s’est, pour la première fois, penché sur la révolution Internet et a adopté la «charte d’Okinawa» pour tenter de faire monter les pays en développement dans le train de la «nouvelle économie». La «Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information», considérée comme l’un des points forts du sommet d’Okinawa, souligne «l’impact révolutionnaire» des nouvelles technologies de l’information. Les chefs d’État et de gouvernement ont jugé que personne ne devait être exclu de cette révolution, dans les pays pauvres comme au sein des zones les plus riches. Ils ont donc décidé de créer un «Groupe d’Experts sur l’Accès aux Nouvelles Technologies» (GEANT en français, «dot force» en anglais), formé de spécialistes de haut niveau qui mèneront le dialogue avec les pays en développement, entre pays du G8 et avec le secteur privé. Ce groupe devra remettre un rapport lors du prochain sommet du G8, en juin 2001, pour évaluer les progrès réalisés dans l’établissement d’un cadre réglementaire, l’abaissement des coûts d’accès aux nouvelles technologies et la mise en place d’infrastructures. La «charte d’Okinawa» met en exergue quelques grands principes que le G8 promet de défendre : protection des droits de propriété intellectuelle, engagement à ne pas utiliser les logiciels pirates, libéralisation des télécommunications, approche «cohérente» en matière de fiscalité, promotion de normes communes et protection du consommateur. Il y aura près de 375 millions d’internautes dans le monde à la fin de cette année, soit 100 millions de plus que l’an dernier, mais leur nombre reste extrêmement limité en Afrique et dans les pays les moins nantis d’Asie. Se voulant en pointe sur la «fracture numérique» en tant qu’hôte du sommet, le Premier ministre japonais Yoshiro Mori a réitéré la promesse du Japon de consacrer 15 milliards de yens (150 millions de dollars) à la formation et à des transferts de technologies vers les pays les moins «branchés». Cette initiative, venant d’un chef de gouvernement qui a admis avoir touché sa première souris d’ordinateur le mois dernier, «a été grandement saluée par les autres leaders», selon une source officielle nippone. Elle a en revanche été critiquée, en marge du sommet, par l’organisation humanitaire britannique Oxfam qui soupçonne Tokyo de vouloir utiliser cette nouvelle forme d’aide au développement pour «favoriser les géants électroniques japonais» au détriment des priorités du tiers-monde. «Nous ne nous opposons pas aux technologies de l’information mais sommes-nous vraiment en train d’améliorer la qualité de vie de zones du monde où il y a encore des millions d’illettrés, pas d’électricité, pas d’infrastructures», s’est demandé une des dirigeantes d’Oxfam, Rasheda Choudhury.
Le G8 s’est, pour la première fois, penché sur la révolution Internet et a adopté la «charte d’Okinawa» pour tenter de faire monter les pays en développement dans le train de la «nouvelle économie». La «Charte d’Okinawa sur la société mondiale de l’information», considérée comme l’un des points forts du sommet d’Okinawa, souligne «l’impact révolutionnaire» des nouvelles technologies de l’information. Les chefs d’État et de gouvernement ont jugé que personne ne devait être exclu de cette révolution, dans les pays pauvres comme au sein des zones les plus riches. Ils ont donc décidé de créer un «Groupe d’Experts sur l’Accès aux Nouvelles Technologies» (GEANT en français, «dot force» en anglais), formé de spécialistes de haut niveau qui mèneront le dialogue avec les pays en...