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Actualités - Chronologie

Missiles : la Russie remet sur la table son offre de coopération

En position de demandeur sur la dette, le Russe Vladimir Poutine s’est voulu conciliant sur les questions stratégiques, hier, où il a remis sur la table son offre de coopération dans les systèmes antimissile à courte et moyenne portées. M. Poutine, qui avait fait monter la pression sur les projets de défense américains en allant chercher l’appui de la Chine et de la Corée du Nord à la veille du sommet, a reçu de son homologue américain Bill Clinton un encouragement à poursuivre le dialogue. «Les États-Unis et la Russie sont prêts à renouveler et accroître leur coopération dans le domaine des défenses antimissile à courte et moyenne portées et envisagent la possibilité d’y impliquer d’autres États», ont affirmé les deux pays après une rencontre entre leurs présidents en marge de la première journée du sommet des sept principaux pays industrialisés plus la Russie. Bill Clinton et Vladimir Poutine «ont convenu que des responsables allaient se rencontrer à court terme pour coordonner leurs activités dans ce domaine», a poursuivi le communiqué commun, qui a appelé les autres pays du monde à œuvrer pour la «stabilité des forces stratégiques». Une coopération dans les systèmes de défense antimissile à courte et moyenne portées est une proposition russe, faite début juin par le président Poutine. Il voudrait obtenir en échange l’abandon du projet américain de bouclier antimissile NMD, qui concerne les armes à très longue portée. Les Russes sont hostiles au NMD qui constituerait, selon eux, une violation de l’accord ABM de défense antimissile, signé en 1972, et qui rendrait de surcroît caduc leur propre arsenal stratégique. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’y opposer. Le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schröder ont fait part à Okinawa l’un de son opposition, l’autre de son «scepticisme» devant les projets de défense américains. Pour M. Chirac, le projet américain est «de nature à relancer la prolifération des armements» et va donc à ce titre «dans le mauvais sens». La Maison-Blanche estimait jusqu’ici que les propositions de M. Poutine ne «constituaient pas une alternative» au système NMD (National Missile Defence). Le texte commun ne cite d’ailleurs pas le projet contesté. Sur le problème sensible de la dette, des avancées viennent d’être réalisées avec l’Allemagne, premier créancier du pays. Un accord bilatéral de rééchelonnement de la dette russe devrait être signé le 26 juillet, a indiqué à Berlin un porte-parole du ministère allemand des Finances, confirmant des informations de presse. Selon le quotidien économique Handelsblatt, les échéances russes pour les années 1998, 1999, 2000, d’une valeur de 8 milliards de DM (4,1 mds d’euros), vont ainsi pouvoir être rééchelonnées. La dette publique russe à l’égard des pays industrialisés, héritée de l’empire soviétique, est estimée à 42 milliards de dollars. Moscou a jusqu’à présent demandé en vain une réduction «significative» de son montant. M. Poutine, qui a pris ses fonctions début mai, participait à Okinawa à son premier G8. Lors du dîner de travail qui rassemblait les chefs d’État et de gouvernement, il a fait preuve «de sa connaissance des dossiers» et de sa «capacité à présenter ses positions», selon le Premier ministre canadien Jean Chrétien, qui s’est déclaré «impressionné» par sa prestation.
En position de demandeur sur la dette, le Russe Vladimir Poutine s’est voulu conciliant sur les questions stratégiques, hier, où il a remis sur la table son offre de coopération dans les systèmes antimissile à courte et moyenne portées. M. Poutine, qui avait fait monter la pression sur les projets de défense américains en allant chercher l’appui de la Chine et de la Corée du Nord à la veille du sommet, a reçu de son homologue américain Bill Clinton un encouragement à poursuivre le dialogue. «Les États-Unis et la Russie sont prêts à renouveler et accroître leur coopération dans le domaine des défenses antimissile à courte et moyenne portées et envisagent la possibilité d’y impliquer d’autres États», ont affirmé les deux pays après une rencontre entre leurs présidents en marge de la première journée du...