Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Iran Les réformateurs entendent changer le climat politique

Les réformateurs iraniens proches du président Mohammed Khatami, réunis hier en congrès à Téhéran, entendent adopter une nouvelle stratégie pour «changer le climat» politique en Iran dans la perspective des élections présidentielles. Le vice-président du Parlement (Majlis) Mohammed-Reza Khatami, frère du chef de l’État, a justifié cette nécessité de changer de stratégie après les «coups portés» par les conservateurs à la presse réformatrice. «Après la fermeture des journaux réformateurs, il est temps que les partis prennent leurs responsabilités et jouent leur rôle historique», a-t-il déclaré lors du congrès des instances dirigeantes du «Mocharekat» (Front de la participation, FP) réunies jusqu’à aujourd’hui pour adopter un «programme d’action politique» pour les prochaines présidentielles en mai 2001. Mohammed-Reza Khatami est l’un des dirigeants de ce parti qui avait remporté la majorité des sièges aux élections législatives de février. En quelques mois, le FP est devenu le premier parti structuré et puissant, où coexistent religieux et laïcs, proches du président Khatami. «Les antiréformes ont porté un coup à la presse, au mouvement estudiantin, et ils s’en prennent maintenant aux dirigeants du courant réformateur», a souligné encore le frère du chef de l’État, révélant que trois responsables locaux du FP en province étaient détenus, sans autres précisions. La justice conservatrice d’Iran a lancé une vaste offensive à l’encontre des journaux réformateurs et fermé 18 publications, dont 16 réformatrices. M. Khatami a estimé que «le but de ces attaques est l’élection présidentielle» prévue en 2001. «Nous devons changer le climat politique du pays et c’est pourquoi les partis et les autres formations du courant réformateur doivent adopter une nouvelle stratégie», a-t-il ajouté, soulignant que le principal objectif du courant réformateur est de faire réélire le président Khatami. «L’objectif de toutes les actions du courant réformateur sera l’échéance de l’élection présidentielle». «Il est temps que les partis jouent leur rôle politique pour institutionnaliser l’ouverture politique», a-t-il encore ajouté estimant que cette nouvelle stratégie passe par l’ouverture des réformateurs aux autres partis à l’étranger pour avoir des contacts. «Nous devons créer de nouveaux réseaux d’information», a ajouté M. Khatami demandant aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire de «lever les obstacles sur le chemin des partis». Mohammed Khatami, élu en mai 1997 avec 69 % des voix, est surnommé «le président aux vingt millions de voix».
Les réformateurs iraniens proches du président Mohammed Khatami, réunis hier en congrès à Téhéran, entendent adopter une nouvelle stratégie pour «changer le climat» politique en Iran dans la perspective des élections présidentielles. Le vice-président du Parlement (Majlis) Mohammed-Reza Khatami, frère du chef de l’État, a justifié cette nécessité de changer de stratégie après les «coups portés» par les conservateurs à la presse réformatrice. «Après la fermeture des journaux réformateurs, il est temps que les partis prennent leurs responsabilités et jouent leur rôle historique», a-t-il déclaré lors du congrès des instances dirigeantes du «Mocharekat» (Front de la participation, FP) réunies jusqu’à aujourd’hui pour adopter un «programme d’action politique» pour les prochaines présidentielles...