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Actualités - Chronologie

Vidéo-Club de l'IESAV Flash-Back sur une saison contrastée(photos)

Le changement de siècle (?) s’est plutôt bien passé au Vidéo-Club de l’Iesav. Un public fidèle – peut-être justement pas assez «fidélisé» [1] – a suivi une programmation variée, forcément contrastée et parfois inégale, si l’on tient compte des critères largement ouverts qui marquent le choix des films (répertoire des grands classiques, hommages divers et reprises sélectionnées, sans négliger bien sûr le cinéma le plus moderne). À signaler qu’après quelques «hésitations» d’ordre technique, les projections ont rapidement retrouvé un rythme et des conditions normalement sans reproches. Compte-rendu chronologique. L’ouverture de la dernière saison s’était faite – selon une tradition bien établie – sur une note légère, avec Royal Wedding, un «musical» de Stanley Donen. Suivit Exotica, un film aussi déroutant qu’attachant d’Etom Agoyan, metteur en scène très représentatif du cinéma canadien actuel. Et puis, sans plus tarder, Alfred Hitchcock est à l’affiche. Rebecca (1940) marque les débuts américains du cinéaste qui venait de triompher, en Angleterre, avec des films comme The 39 Steps et The Lady Vanishes (entre autres). Rebecca n’affirme pas – mais annonce – la maîtrise que s’assurera Hitchcock par la suite, dans les studios des Majors d’Hollywood (jusqu’à atteindre le sommet – vertigineux, c’est le cas! – de Vertigo). Passons sur le faux pas de Tu m’as sauvé la vie (Sacha Guitry). Un certain classicisme américain va être à l’honneur avec deux films, restés beaux et grands (auxquels on peut ajouter, plus relativement, le drame musical de Robert Wise, West Side Story). Ces deux films sont «portés» par des monstres sacrés d’une dimension extraordinaire, tout de même dirigés – ne l’oublions pas – par des cinéastes d’envergure. Marlon Brando est dans On The Waterfront (Elia Kazan), Bette Davis dans All About Eve (Joseph L. Mankiewicz). Deux êtres en quelque sorte «marqués», deux acteurs au talent fascinant, d’un naturel quasi sauvage. L’an 2000 s’ouvre sur des retrouvailles... avec Marlon Brando. A Streetcar Named Desire est un Kazan sans doute quelque peu daté, mais Brando y fait passer – en compagnie de Vivien Leigh – une présence assez époustouflante. La seule énumération des titres qui vont suivre se suffit à elle-même. Voyez plutôt, dans l’ordre: L’éternité et un jour (une méditation errante signée Anghelopoulos) – Amarcord (Fellini raconte sa jeunesse, et l’éternelle adolescence de l’Italie) – le merveilleux, le sublime Barry Lyndon (Kubrick, les yeux grands ouverts sur la beauté et les misères du monde) – Mighty Aphrodite (un divertissement «Woody Allen», c’est quelque chose!) – et Aguirre, la colère de Dieu, une aventure de feu où s’affrontent deux cinglés inspirés, Herzog et Kinski. Après un entracte, Hitchcock remet ça (The Man Who Knew Too Much)... quoi, était-ce lui?! On mentionne 12 Angry Men (Lumet) et Van Gogh (Pialat), pour arriver à Tristana: célébration de Bunuel, avec une Deneuve étonnante. Trois classiques de grande cuvée, encore: To Have And Have Not, de Howard Hawks (Bogart-Bacall, couple fulgurant) – Le silence (Bergman dit la vie, montre la mort) – et John Ford magnifie l’Ouest et le cinéma: saviez-vous que Clint Eastwood place The Man Who Shot Liberty Valance en tête de ses «films de chevet»? Bouquet final Et pour conclure, deux programmations dans «l’air du temps», c’est-à-dire relevant de l’actualité artistique. Nous avions décidé de présenter Buena Vista Social Club dès la confirmation du désistement du distributeur local, donc bien avant le début de l’engouement qui allait faire du film de Wim Wenders un succès quasiment universel (avec un de ses musiciens venu à Baalbeck!). Une telle foule qu’une seconde projection s’imposa... Opération similaire avec La Traviata de Zeffirelli, donnée au Vidéo-Club parallèlement aux diffusions de l’opéra de Verdi sur grands écrans en France et ailleurs. Après tout cela, qui ira prétendre que le public de l’Iesav n’est pas privilégié! G.-P. [1]: il faut reconnaître que la «concurrence» fut parfois dure avec autres manifestations culturelles, compétitions sportives... on en passe.
Le changement de siècle (?) s’est plutôt bien passé au Vidéo-Club de l’Iesav. Un public fidèle – peut-être justement pas assez «fidélisé» [1] – a suivi une programmation variée, forcément contrastée et parfois inégale, si l’on tient compte des critères largement ouverts qui marquent le choix des films (répertoire des grands classiques, hommages divers et reprises sélectionnées, sans négliger bien sûr le cinéma le plus moderne). À signaler qu’après quelques «hésitations» d’ordre technique, les projections ont rapidement retrouvé un rythme et des conditions normalement sans reproches. Compte-rendu chronologique. L’ouverture de la dernière saison s’était faite – selon une tradition bien établie – sur une note légère, avec Royal Wedding, un «musical» de Stanley Donen. Suivit Exotica, un...