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Actualités - Chronologie

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l Quand est programmé, aux États-Unis, un film intitulé The Discreet Charm of the Bourgeoisie, les connaisseurs en cinéma ont tout de suite compris. Il s’agit d’une des œuvres les plus connues de Luis Bunuel. Eh quoi, un film français datant de 1972 repris en Amérique au temps des Star Wars et autres superspectacles à effets spéciaux?! Mais oui: rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, la réédition (toujours aux USA) de Belle de jour (67), du même Bunuel, qui avait été un succès. Le thème du Charme discret de la bourgeoisie: une invitation à dîner aux bizarres implications surréalistes; joué par Delphine Seyrig, Michel Piccoli, Stéphane Audran et Fernando Rey, le film avait remporté l’Oscar du meilleur film étranger. Des nouvelles de ce genre devraient faire méditer ceux pour qui il n’est de cinéma que «moderne» (ça veut dire quoi?) et qui considèrent comme «dépassé» tout film réalisé depuis plus de deux ou trois ans (?). l Ne quittons pas le chapitre de la culture. Il en va du cinéma comme des autres arts-littérature, danse et musique, entre autres. La modernité du septième art se nourrit de son passé: sans oublier que bien des films classiques se révèlent plus «modernes» que tant de sous-produits fabriqués à la mode d’aujourd’hui («la mode, c’est ce qui se démode»... on connaît!). Rien d’étonnant, donc, à ce qu’on reprenne à Paris un film comme The Third Man (Le 3e Homme), de Carol Reed, un film qu’avait programmé chez nous le Vidéo-Club de l’Iesav. Et qu’on organise, toujours dans la capitale française, une rétrospective/hommage à François Truffaut sous l’appellation «un homme qui aimait les femmes ». Avec des titres comme Jules et Jim, La Chambre verte, Le Dernier métro et La Femme d’à-côté. Le plaisir – pas si simple – du vrai beau cinéma. l Enfin, soulignons les hommages rendus, dans divers festivals internationaux, à de grands cinéastes comme, justement, Carol Reed (à San Sebastian) et aussi William Wyler (à La Rochelle). Qui a parlé d’auteurs dépassés?!
l Quand est programmé, aux États-Unis, un film intitulé The Discreet Charm of the Bourgeoisie, les connaisseurs en cinéma ont tout de suite compris. Il s’agit d’une des œuvres les plus connues de Luis Bunuel. Eh quoi, un film français datant de 1972 repris en Amérique au temps des Star Wars et autres superspectacles à effets spéciaux?! Mais oui: rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, la réédition (toujours aux USA) de Belle de jour (67), du même Bunuel, qui avait été un succès. Le thème du Charme discret de la bourgeoisie: une invitation à dîner aux bizarres implications surréalistes; joué par Delphine Seyrig, Michel Piccoli, Stéphane Audran et Fernando Rey, le film avait remporté l’Oscar du meilleur film étranger. Des nouvelles de ce genre devraient faire méditer ceux pour qui il n’est de cinéma que...