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Actualités - Opinion

En gros plan Stratégies : dates et autres questions

On se demande si l’emploi du pluriel est justifié, puisqu’il s’agit justement d’une absence de stratégie (nous parlons du cinéma au Liban, bien sûr). Commençons par les dates. Pour de nombreux films, elles paraissent «choisies» de façon à ne favoriser en rien leur carrière – au contraire. Les films non-américains – français, en particulier – sont le plus souvent victimes de cette étrange «politique». Dernier exemple en date et très significatif: le beau film d’Eric Valli, Himalaya, l’enfance d’un chef, d’abord logiquement prévu pour les dernières vacances de Pâques, est sorti en fin d’année scolaire, une période d’examens, début des congés d’été, etc. Quant à la rétrospective-hommage Kiarostami, on veut bien espérer que la date choisie n’aura pas été défavorable à la réussite de cette importante manifestation culturelle. À l’inverse, la décision de sortir en plein mois de juillet une superproduction comme Gladiator se révèle justifiée: audace récompensée (voir ci-après). Mission: Impossible 2, de John Woo, va suivre dans la foulée. D’autres distributeurs/exploitants devraient suivre dans cette voie prometteuse. Passons aux salles, un sujet déjà si fréquemment traité. L’évolution de la situation continue – malheureusement – à confirmer nos pronostics. On a appris, tout récemment, la fermeture des complexes La Cité (4 salles) et La Sagesse (5, 6 salles, on ne sait plus). On s’y attendait. Et ce n’est pas fini. Pourtant, d’autres projets de nouvelles salles (mais oui!) sont ou en préparation (centre-ville) ou retardés. Attention: Gladiator, ce n’est quand même pas le phénomène (trompeur) Titanic. Messieurs, gardez la tête froide! Pour mémoire: qui s’occupe des piratages cassettes-DVD... un vrai danger! Nous en reparlerons
On se demande si l’emploi du pluriel est justifié, puisqu’il s’agit justement d’une absence de stratégie (nous parlons du cinéma au Liban, bien sûr). Commençons par les dates. Pour de nombreux films, elles paraissent «choisies» de façon à ne favoriser en rien leur carrière – au contraire. Les films non-américains – français, en particulier – sont le plus souvent victimes de cette étrange «politique». Dernier exemple en date et très significatif: le beau film d’Eric Valli, Himalaya, l’enfance d’un chef, d’abord logiquement prévu pour les dernières vacances de Pâques, est sorti en fin d’année scolaire, une période d’examens, début des congés d’été, etc. Quant à la rétrospective-hommage Kiarostami, on veut bien espérer que la date choisie n’aura pas été défavorable à la réussite...