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Actualités - Chronologie

De Platini 84 à Zidane 2000 Zizou-Platoche : l'impossible comparaison

Confortablement assis à côté de Pelé dans les tribunes du stade de Kuip de Rotterdam, Michel Platini, le vice-patron du football mondial (Fifa), a suivi dimanche d’un œil attentif la prestation de son successeur dans le cœur des Français, Zinedine Zidane. La victoire de la France, malgré la relative contre-performance de son meneur de jeu, illustre parfaitement le fait que la comparaison entre les deux hommes est impossible. Zidane n’est qu’un rouage, certes essentiel, mais pas vital, d’un collectif parfaitement huilé qui a trouvé sa force dans sa complémentarité et sa rage de vaincre. Platini, et sa forte personnalité, écrasait tout. Partenaires et adversaires. Sous sa direction, la France a gagné son premier grand titre, l’Euro84 en France. Mais, avec neuf buts en cinq matches, Platini a presque tout fait. Sans lui, la victoire aurait été impossible. Zidane avait fait un début de Mondial98 moyen, avec une exclusion à la clé, mais la France était quand même arrivée en finale. Là, l’artiste avait fait parler la poudre en marquant ses deux premiers buts de la tête. À l’Euro2000, «Zizou» a pratiquement réussi un sans-faute, mettant son équipe sur les bons rails, notamment grâce à deux impeccables coups de pied arrêtés, un coup franc et un penalty en or. En revanche, en finale, il n’a pu trouver ses marques. Qu’importe : la jeune classe a pris le relais. «De toute façon, les comparer serait une connerie», estime Didier Six, 36 fois coéquipier de Platini sous le maillot bleu. «Ils ont en commun le génie et la magie. Ils sont les meilleurs joueurs de leur temps», précise Luis Fernandez, un ancien du carré magique français. Pas de match En fait, il existe entre les deux hommes une différence fondamentale. Le «nordiste», Michel Platini (originaire de l’est de la France), est expansif, ouvert, gouailleur, communicatif et séducteur. L’autre, le Marseillais, est introverti, antivedette par excellence, aimant se fondre dans le collectif, derrière le rempart protecteur des deux grands anciens, Didier Deschamps, son capitaine, et Laurent Blanc, «le président». Ce trait de caractère a sans doute une indiscutable retombée sur l’efficacité et le réalisme des deux hommes. Zidane a ainsi marqué 16 buts en 58 sélections alors que Platini en a réussi 41 en 72 sélections. Trois fois meilleur buteur du Calcio avec la Juventus, Platini y a toujours son fan club. Zidane a mis plus de temps pour séduire les inconditionnels de la Juve car il pèche un peu dans cet exercice, semblant prendre plus de plaisir à offrir un but qu’à le marquer. «C’est un magicien avec le ballon. Il est doté d’une force morale extraordinaire. La France a sans doute aujourd’hui le meilleur joueur au monde», estime Roger Lemerre, épris de son meneur. Zizou contre Platoche, il ne peut pourtant pas y avoir de match. Il s’agit tout simplement de deux joueurs d’exception, évoluant à des périodes différentes et qui auront chacun marqué leur époque. L’un avec sa classe et ses buts. L’autre avec sa classe et ses titres.
Confortablement assis à côté de Pelé dans les tribunes du stade de Kuip de Rotterdam, Michel Platini, le vice-patron du football mondial (Fifa), a suivi dimanche d’un œil attentif la prestation de son successeur dans le cœur des Français, Zinedine Zidane. La victoire de la France, malgré la relative contre-performance de son meneur de jeu, illustre parfaitement le fait que la comparaison entre les deux hommes est impossible. Zidane n’est qu’un rouage, certes essentiel, mais pas vital, d’un collectif parfaitement huilé qui a trouvé sa force dans sa complémentarité et sa rage de vaincre. Platini, et sa forte personnalité, écrasait tout. Partenaires et adversaires. Sous sa direction, la France a gagné son premier grand titre, l’Euro84 en France. Mais, avec neuf buts en cinq matches, Platini a presque tout fait. Sans...