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Actualités - Chronologie

Formation pluridisciplinaire pour le nouveau grand commis de l'Etat

Rien ne prédestinait apparemment Alain Bifani à la fonction publique. Élève du Lycée puis de l’Athénée de Beyrouth, il a choisi l’étranger pour ses études universitaires, comme nombre de ses compatriotes. Ses deux bacs (scientifiques) en poche, il prépare les grandes écoles d’ingénieurs françaises à Louis le Grand, à Paris, mais réussit seulement à intégrer l’École supérieure d’optique. Ingénieur physicien, spécialisé dans les télécommunications, il se plonge dans la recherche fondamentale, en France puis en Angleterre. Une vie de laboratoire qui lui plaît assez mais certainement pas pour y passer tout son temps. Et puis, le secteur est à peine balbutiant au Liban. Un handicap pour le débutant qui a toujours su qu’il rentrerait au pays, entretenant sa nostalgie avec les chansons de Feyrouz et les poèmes arabes de la période abbasside et omeyyade. Direction la finance et les affaires donc, après un passage sur les bancs d’HEC et un diplôme de finances obtenu par correspondance avec les États-Unis. Premier emploi en 1994 chez Arthur Andersen, et sa carrière semble toute tracée moyennant une croix quasi définitive sur le Liban. Un choix qu’il refuse pour «rentrer» à Beyrouth en 1996. «Pendant trois ans, je n’ai pas démissionné d’Arthur Andersen, pour me ménager la possibilité d’y retourner», explique-t-il sans s’attarder sur les incertitudes qui ont accompagné cette période. Avec une mère, un père et un frère banquiers, Alain Bifani n’a pas joué l’originalité pour ses débuts : c’est à l’ABN Amro qu’il redécouvre le Liban. L’expérience est de courte durée, le jeune homme préférant voler de ses propres ailes, il monte avec des amis une société de consultants. En 1998, il établit un premier contact avec les finances publiques libanaises, grâce à un nouvel emploi. Embauché par l’agence de rating Thomson Financial BankWatch pour diriger la section risque souverain Moyen-Orient-Afrique du Nord, il est chargé d’analyser la dette libanaise. Jusqu’au jour où il apprend qu’il est pressenti pour la direction du ministère des Finances.
Rien ne prédestinait apparemment Alain Bifani à la fonction publique. Élève du Lycée puis de l’Athénée de Beyrouth, il a choisi l’étranger pour ses études universitaires, comme nombre de ses compatriotes. Ses deux bacs (scientifiques) en poche, il prépare les grandes écoles d’ingénieurs françaises à Louis le Grand, à Paris, mais réussit seulement à intégrer l’École supérieure d’optique. Ingénieur physicien, spécialisé dans les télécommunications, il se plonge dans la recherche fondamentale, en France puis en Angleterre. Une vie de laboratoire qui lui plaît assez mais certainement pas pour y passer tout son temps. Et puis, le secteur est à peine balbutiant au Liban. Un handicap pour le débutant qui a toujours su qu’il rentrerait au pays, entretenant sa nostalgie avec les chansons de Feyrouz et les...