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Actualités - Chronologie

1980-2000 : les grandes dates depuis l'indépendance

Le Zimbabwe est plongé depuis février dans un climat de violence politique, vingt ans après l’accession du pays à l’indépendance. Les violences sont liées aux occupations de 1 500 fermes appartenant à des Blancs par des squatters menés par des anciens combattants de la guerre d’indépendance ainsi qu’à la campagne électorale. La propriété des terres est l’une des causes qui avaient poussé des milliers de nationalistes noirs à prendre les armes contre le régime de la minorité blanche de 1972 à 1979 (plus de 20 000 morts). Elle demeure explosive dans le pays, où 4 500 fermiers blancs détiennent toujours 70 % des terres les plus fertiles. Voici un rappel des principaux événements depuis l’indépendance : – 18 avril 1980 : la Rhodésie devient officiellement indépendante sous le nom de Zimbabwe après 90 ans de colonisation britannique. Robert Mugabe, chef de l’Union nationale africaine du Zimbabwe (ZANU) et vainqueur des élections en février devient Premier ministre. Il détient la réalité du pouvoir. Joshua Nkomo, chef de l’Union populaire africaine du Zimbabwe (ZAPU) rival et partenaire de Mugabe dans la lutte armée pour l’indépendance, devient ministre de l’Intérieur. – 17 février 1982 : Joshua Nkomo, accusé de complot, est limogé du gouvernement. Une dissidence armée dans le Matabeland, fief de Nkomo, dans l’ouest du pays, provoquera une sanglante répression de la part du gouvernement. Les massacres qui s’ensuivent feront au moins 20 000 morts. – 30 décembre 1987 : à la suite d’une modification de la Constitution, instituant un régime présidentiel, Robert Mugabe devient chef de l’État. En août, les 20 sièges réservés à la minorité blanche avaient été supprimés. – 19 décembre 1989 : fusion des deux mouvements rivaux sous le nom de ZANU-Front patriotique, d’obédience marxiste-léniniste et voué à devenir parti unique. En 1991, la ZANU-PF renonce au marxisme-léninisme et adopte l’économie de marché. – 19 mars 1992 : lancement d’une réforme agraire qui prévoit la nationalisation de plus de la moitié des terres appartenant aux Blancs pour les redistribuer à plus de 100 000 familles du pays. – 8-9 avril 1995 : la ZANU du président Mugabe remporte une victoire écrasante aux élections législatives, boycottées par huit partis d’opposition. – 16-17 mars 1996 : Robert Mugabe est réélu à la présidence avec 92,7 % des voix mais son élection est contestée par l’opposition. – 9 décembre 1997 : une grève nationale paralyse le pays. Des manifestations sont violemment réprimées à Harare, mais devant leur ampleur le gouvernement est contraint de renoncer à la création de nouveaux impôts pour financer les pensions des anciens combattants de la guerre d’indépendance. – 19-21 janvier 1998 : des émeutes secouent Harare, les plus violentes depuis l’indépendance. Elles sont provoquées par une série de hausses des prix des produits de base. – 9 avril : Robert Mugabe lance la seconde phase des réformes économiques destinées à sauver une économie en détresse. – 20 août : des soldats zimbabwéens interviennent en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) pour soutenir le régime du président Laurent-Désiré Kabila, confronté à une rébellion. Cette intervention est condamnée par son opposition et les syndicats. – 11 septembre 1999 : lancement d’un nouveau parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), issu des puissants syndicats. Fin décembre, le président Mugabe reconnaît que 1999 a été l’année la plus difficile de la décennie sur le plan économique. – 12-13 février 2000 : les Zimbabwéens rejettent lors d’un référendum un projet de nouvelle Constitution, infligeant pour la première fois un désaveu au président Mugabe. Ce projet devait accorder encore plus de pouvoirs au chef de l’État et permettre l’expropriation de terres sans indemnisation. – 28 février : début du mouvement des anciens combattants de la guérilla noire. Près de 1 500 fermes appartenant à des Blancs sont actuellement investies par des occupants menés par les vétérans. Le 2 juin, le gouvernement a publié une liste de 804 fermes qui seront expropriées sans dédommagement et redistribuées aux Noirs sans terre.
Le Zimbabwe est plongé depuis février dans un climat de violence politique, vingt ans après l’accession du pays à l’indépendance. Les violences sont liées aux occupations de 1 500 fermes appartenant à des Blancs par des squatters menés par des anciens combattants de la guerre d’indépendance ainsi qu’à la campagne électorale. La propriété des terres est l’une des causes qui avaient poussé des milliers de nationalistes noirs à prendre les armes contre le régime de la minorité blanche de 1972 à 1979 (plus de 20 000 morts). Elle demeure explosive dans le pays, où 4 500 fermiers blancs détiennent toujours 70 % des terres les plus fertiles. Voici un rappel des principaux événements depuis l’indépendance : – 18 avril 1980 : la Rhodésie devient officiellement indépendante sous le nom de Zimbabwe après 90...