De plus en plus, notre télévision ressemble à un gruyère! Et la comparaison n’est pas en faveur du fromage en question, loin de là. Explication: comme le gruyère, il y a des trous dans toutes les grilles de programmes. Car il faut remplir, dans la plupart des cas, 24 heures d’antenne. Remarquez qu’on n’en demande pas tant: on se contenterait de beaucoup moins, en beaucoup mieux. Oui, mais voilà, il faut donner l’illusion au téléspectateur – que l’on prend dans le meilleur des cas pour un demeuré – qu’on lui en donne généreusement et copieusement. Comme les mezzés: le plus souvent il n’y a pas grand-chose à manger dans les assiettes. Idem donc pour la télévision. Il y a tous ces trous qu’il faut remplir, toutes ces heures d’antenne qui coûtent de l’argent et qu’il faut amortir. Tout ce personnel qu’il faut payer (?), tous ces films dont il faut monnayer les royalties, toutes ces émissions dont la France ne nous fait pas cadeau (ou si peu), toutes ces séries mexicaines achetées, certes, au rabais, mais qu’il faut doubler, ce qui double le prix d’achat, tous ces budgets publicitaires qui s’amenuisent, toute cette concurrence d’un trop plein de chaînes pour satisfaire les ambitions (avouées) des uns et des autres. D’où la manne providentielle des retransmissions sportives. Depuis quelque temps, à n’importe quelle heure de la journée, vous ne verrez sur votre écran que des échanges de balles ou de ballons. Vous n’entendrez que des vrombrissements de moteurs chauffés à blanc – des cyclistes qui pédalent, des nageurs qui nagent, des coureurs qui courent – vous me direz que tout cela tient de l’évidence: pourrait-il en être autrement? Heureusement (ou malheureusement) je ne fais pas du sport. Sinon vous n’auriez vu que moi dans le trou du gruyère en question! P.S. This Sporting Life, titre original du film de Lindsay Anderson avec Richard Harris.
De plus en plus, notre télévision ressemble à un gruyère! Et la comparaison n’est pas en faveur du fromage en question, loin de là. Explication: comme le gruyère, il y a des trous dans toutes les grilles de programmes. Car il faut remplir, dans la plupart des cas, 24 heures d’antenne. Remarquez qu’on n’en demande pas tant: on se contenterait de beaucoup moins, en beaucoup mieux. Oui, mais voilà, il faut donner l’illusion au téléspectateur – que l’on prend dans le meilleur des cas pour un demeuré – qu’on lui en donne généreusement et copieusement. Comme les mezzés: le plus souvent il n’y a pas grand-chose à manger dans les assiettes. Idem donc pour la télévision. Il y a tous ces trous qu’il faut remplir, toutes ces heures d’antenne qui coûtent de l’argent et qu’il faut amortir. Tout ce...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.