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Actualités - Chronologie

Un étudiant abattu par la police sur le campus

L’Université de Sennar, dans le centre du Soudan, a été fermée lundi pour une durée indéterminée après la mort d’un étudiant lors de violents heurts avec la police, a annoncé hier de source officielle. La police et l’armée soudanaises ont pris le contrôle de l’université et ont arrêté 85 de ses étudiants (dont 16 étudiantes) après ces affrontements, a affirmé le dirigeant du Front des forces démocratiques (FFD, opposition), l’avocat Ghazi Solimane, qui était à Sennar lorsque ces incidents ont éclaté dimanche. «La campagne d’arrestation se poursuivait toujours hier», a-t-il ajouté. Un porte-parole de la police, le général Abou Bakr Abdel Qadir, a affirmé dans un communiqué que les affrontements ont eu lieu après que des étudiants, n’appartenant pas à l’Université de Sennar (à environ 320 km au sud-est de Khartoum), eurent tenté de pénétrer dans le campus, en scandant des slogans antigouvernementaux, pour tenir une réunion politique sans autorisation des responsables de l’université. Selon le général Abdel Qadir, les policiers chargés de garder l’université ont tiré en l’air et des heurts ont eu lieu au cours desquels un étudiant, Mirghani Mahmoud al-Noman, a été tué, et six blessés ainsi que trois policiers. Les étudiants se sont ensuite dirigés vers le siège de la municipalité et ont incendié trois bureaux, mais n’ont pas pu atteindre les dépôts d’essence proches, a ajouté le porte-parole de la police. Me Solimane, qui devait participer à la réunion politique organisée par les étudiants, a pour sa part indiqué que 22 étudiants avaient été blessés, affirmant que l’un deux a succombé à ses blessures. Il n’a cependant pas été en mesure de fournir l’identité de cette deuxième victime.
L’Université de Sennar, dans le centre du Soudan, a été fermée lundi pour une durée indéterminée après la mort d’un étudiant lors de violents heurts avec la police, a annoncé hier de source officielle. La police et l’armée soudanaises ont pris le contrôle de l’université et ont arrêté 85 de ses étudiants (dont 16 étudiantes) après ces affrontements, a affirmé le dirigeant du Front des forces démocratiques (FFD, opposition), l’avocat Ghazi Solimane, qui était à Sennar lorsque ces incidents ont éclaté dimanche. «La campagne d’arrestation se poursuivait toujours hier», a-t-il ajouté. Un porte-parole de la police, le général Abou Bakr Abdel Qadir, a affirmé dans un communiqué que les affrontements ont eu lieu après que des étudiants, n’appartenant pas à l’Université de Sennar (à environ 320...