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Actualités - Reportages

Le cri d'alarme de l'OMS

L’Organisation mondiale de la santé a publié le 24 mars dernier une note de presse faisant le point de la tuberculose dans le monde. L’OMS indique notamment dans cette note de presse que «la tuberculose à bacilles pharmacorésistants est en augmentation partout dans le monde» (...). Il ressort de cette note de presse qu’un rapport de l’OMS et de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires indique que si les pays n’interviennent pas rapidement pour renforcer leurs programmes antituberculeux, les souches polypharmacorésistantes qui ont fait des centaines de morts à New York et en Russie et ont coûté à chacune plus d’un milliard de dollars en activités de lutte continueront d’apparaître dans d’autres parties du monde. «Nous avons maintenant la preuve que les poussées de tuberculose à bacilles multirésistants qui ont provoqué de véritables épidémies à New York et en Russie sont en augmentation ailleurs», a souligné le Dr Gro Harlem Brundtland, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Depuis 1996, la résistance à au moins un médicament antituberculeux a augmenté de 50 % en Allemagne et au Danemark et a doublé en Nouvelle-Zélande. Dans ces trois pays, les malades nés à l’étranger sont près de deux fois plus exposés que les malades nés dans le pays au risque d’héberger une souche résistante. Le rapport montre que lorsque rien n’est fait pour empêcher la pharmacorésistance de s’installer dans les pays en développement, les pays plus prospères en subissent inévitablement les conséquences. «Une amélioration du dépistage à l’immigration ne résoudra pas le problème», a déclaré le Dr Arata Kochi, directeur de l’initiative Halte à la tuberculose. «La seule chose que puissent faire les pays riches est d’aider les pays dont les programmes antituberculeux fonctionnent mal à trouver immédiatement une solution, en les aidant à renforcer leurs actions». En Estonie, le pourcentage des souches multirésistantes – qui résistent aux deux médicaments antituberculeux les plus puissants – l’isoniazide et la rifampicine – est passé de 13,5 % en 1997 à 18,1 % un an plus tard. Pour la première fois, le rapport fournit aussi des données sur les taux de tuberculose à bacilles multirésistants dans 38 régions géographiques. La situation est particulièrement alarmante en Chine (Henan et Zhejiang), en Inde (Tamil Nadu), en Iran, au Mozambique et en Russie (Tomsk). Dans chacune de ces régions, les taux de tuberculose à bacilles multirésistants représentent plus de 3 % des cas nouveaux. Par ailleurs, Israël, l’Italie et le Mexique (Baja California, Oaxaca et Sinaloa) ont signalé des cas multirésistants chez plus de 6 % des cas nouveaux et des cas précédemment traités pris ensemble. «Notre plus grande crainte est que la tuberculose à bacilles multirésistants ne commence aussi à gagner d’autres pays en développement», a déclaré le Dr David Heymann, directeur exécutif du Groupe maladies transmissibles à l’OMS. «L’Amérique du Nord et l’Europe ont sans doute les milliards de dollars qui seront nécessaires pour faire face à cette urgence. Les pays les plus touchés en Asie, en Afrique et en Amérique latine n’ont pas cet argent». Le rapport contient cependant un message d’espoir. Les pays qui utilisent la stratégie de lutte recommandée par l’OMS, soit le traitement de brève durée sous surveillance directe ou DOTS, ont pu empêcher la pharmacorésistance de se développer. Certains d’entre eux, comme Cuba et le Népal, ont même vu les taux de résistance commencer à baisser.
L’Organisation mondiale de la santé a publié le 24 mars dernier une note de presse faisant le point de la tuberculose dans le monde. L’OMS indique notamment dans cette note de presse que «la tuberculose à bacilles pharmacorésistants est en augmentation partout dans le monde» (...). Il ressort de cette note de presse qu’un rapport de l’OMS et de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires indique que si les pays n’interviennent pas rapidement pour renforcer leurs programmes antituberculeux, les souches polypharmacorésistantes qui ont fait des centaines de morts à New York et en Russie et ont coûté à chacune plus d’un milliard de dollars en activités de lutte continueront d’apparaître dans d’autres parties du monde. «Nous avons maintenant la preuve que les poussées de...