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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : faible activité

Le dollar est resté confiné dans des marges très étroites au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) hier, à Beyrouth, dans un marché manquant beaucoup d’entrain en l’absence d’initiatives à l’offre et à la demande en dehors des besoins quotidiens courants des opérateurs. Ainsi, après que la BDL se fut déclarée prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter en même temps à 1 501,00 LL, il a dû se maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, eu égard à l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, il s’est négocié dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette, entre 1 513,50 et 1 514,50 LL, avec souvent un point d’ancrage à 1 514,00 LL et parfois en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier s’est nettement contracté en raison de la réticence du marché à l’achat comme à la vente, pour ne pas dépasser au total quelque cinq millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro repasse sous le seuil de 0,95 dollar À l’étranger, l’euro a reculé sous le seuil de 0,95 dollar hier, sur les marchés des changes internationaux, poussé par les attaques du yen selon certains analystes, et après la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir en l’état son principal taux d’intérêt à 4,25 %, à l’issue de la réunion de son conseil de gouverneurs. La hausse du yen contre l’euro a eu un effet négatif et a fait chuter la monnaie européenne face au dollar, fait-on remarquer chez les cambistes londoniens, alors que la devise nippone était dopée par les spéculations désormais récurrentes d’un abandon prochain de la politique à taux zéro menée par la Banque du Japon. «L’euro n’a pas réussi à lutter contre le yen, d’autant qu’il n’y a pas de nouvelles fraîches pour le soutenir vraiment», a-t-on ajouté dans ces mêmes milieux. Les analystes notaient en effet que, comme prévu, la BCE a décidé de maintenir son principal taux directeur inchangé à 4,25 %, après l’avoir relevé de manière agressive d’un demi-point en pourcentage le 8 juin dernier. Dans un bref communiqué, les banquiers centraux européens ont confirmé qu’à compter du 28 juin, les opérations de refinancement à court terme des banques s’effectueraient selon un système à taux variable, et non plus fixe, avec un seuil minimum fixé à 4,25 % qui fera office de REFI. Les déclarations du président de la BCE, Wim Duisenberg, la veille, indiquant qu’il n’y aurait pas de hausse des taux à court terme dans la zone euro, ont également refroidi le marché de la monnaie européenne. Dans ce contexte, l’euro n’a pas vraiment prêté attention à la publication de chiffres plus forts que prévu sur l’inflation dans certains grands landers allemands le mois dernier qui auraient dû lui être favorables. De son côté, la livre sterling s’est repliée sous le seuil de 1,50 dollar, malgré la publication des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, indiquant que sur les neuf membres de ce comité, six se sont prononcés en faveur du maintien des taux britanniques à 6 % le 7 juin, et trois se sont prononcés pour un hausse d’un quart de point en pourcentage. Ces minutes ont, par ailleurs, suggéré, selon des analystes, que le marché a anticipé un peu trop rapidement la fin du cycle de resserrement monétaire entamé par la Banque d’Angleterre en septembre dernier. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est trouvé bien entouré hier, sauf face au yen, se négociant à la hausse à New York comme suit : – 0,9455 pour un euro contre 0,9550, la veille – 1,4990 pour un sterling contre 1,5185 – 2,0690 DM contre 2,0480 – 6,9385 FF contre 6,8695 – 1,6385 FS contre 1,6285 – 2 048,10 lires contre 2 027,75 – 105,60 yens contre 105,55. Bourse de Beyrouth : marché stable et inactif À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée à la stabilité pour la deuxième journée consécutive, dans un marché de plus en plus délaissé. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 65,74 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 139,29 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché peu actif avec seulement 20 246 actions négociées d’une valeur globale de 82 998 dollars. Volatilité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont été hésitants hier, souffrant parfois de quelques dégagements bénéficiaires. Les principaux indices ont donc oscillé pendant une grande partie de la journée autour de leur niveau de démarrage, tentant des incursions en territoire positif leur permettant de consolider leurs gains de la veille, notamment l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles ( DJIA). Pourtant, l’atmosphère est restée mitigée aussi bien à Wall Street que sur la Bourse électronique Nasdaq où le nombre de titres en hausse conservait l’avantage sur celui en baisse. Les télécommunications ont été agitées par des rumeurs de presse selon lesquelles le commissaire européen à la concurrence rendrait un avis négatif sur la fusion de Sprint-MCI et Worldcom, ce qui a affecté aussi les valeur de l’Internet. Il en est de même du secteur pétrolier qui s’est montré déprimé avant et après la décision de l’Opep d’augmenter sa production de 700 000 barils/jours afin de freiner l’envolée des cours pétroliers. Quant au secteur de l’informatique, il a été soutenu par l’intérêt manifesté pour les fabricants d’ordinateurs et de logiciels. Cela étant, l’indice Nasdaq est parvenu à se maintenir au-dessus du seuil des 4 000 points, alors que le DJIA a dû fluctuer irrégulièrement entre un plus haut à 10 488,28 points et un plus bas à 10 410,06 points, avant d’afficher en préclôture 10 59,94 points, en hausse de 24,78 points sur la veille, dans un marché très volatil. Les Bourses européennes en baisse, plombées par les télécoms Les Bourses européennes ont toutes terminé en baisse mercredi, l’optimisme de Wall Street ne suffisant pas à compenser la pression sur les valeurs télécoms et high techs. L’indice Eurotop 300 a perdu 0,8 % et l’Euro Stoxx 50 1,02 %. La Bourse de Paris a cédé 0,98 %, celle de Londres 0,75 %, Amsterdam 0,42 %, Zurich 0,47 %, Milan 0,73 % et Bruxelles 0,03 %. Lanternes rouges de la journée, Francfort et Madrid reculaient respectivement de 1,47 % et 2 %. De l’avis des analystes, la nervosité était palpable à l’approche de la réunion de la Fed, la semaine prochaine, qui pourrait décider d’une hausse des taux d’intérêt américains. Au niveau des valeurs, les télécoms ont perdu 2,25 % et les high techs, près de 1 %. Sept valeurs sur les dix ayant le plus reculé sont des fabricants de lignes fixes ou de mobiles, à commencer par KPN en recul de 4,63 %. British Telecom a perdu 3,39 %, Telefonica 3,46 % et Deutsche Telekom 3,03 %. Certains s’inquiètent du fardeau pour les compagnies de téléphone représenté par l’arrivée de la troisième génération de licences pour mobiles. Schröder Salomon Smith Barney a en outre annoncé son intention de réduire la part des télécoms dans son portefeuille modèle pour le troisième trimestre. Les pertes de Telefonica reflètent les incertitudes qui pèsent sur le marché espagnol des télécoms suite à la publication d’un article dans el-Mundo rapportant l’ouverture d’une enquête sur l’éventuelle irrégularité d’un accord passé en 1998, impliquant le président de Telefonica Juan Villalonga. Telefonica a affirmé que son patron n’avait rien à se reprocher. Pour ce qui est des valeurs technologiques, la journée a été marquée par le recul de l’américain Oracle, qui a pourtant publié des résultats supérieurs aux prévisions. Les investisseurs ont été déçus par les ventes de son produit-phare, le logiciel de base de données. Le secteur de l’énergie est celui qui a le mieux profité de la journée en Europe, avec une hausse de 0,73 % dans l’attente d’une décision des pays exportateurs de l’Opep d’augmenter leur production pour faire baisser le prix du baril. Le chiffre de 710 000 barils/jour a été avancé par certains négociateurs, qui devaient de nouveau se réunir à partir de 16h00 GMT. Tokyo : accélération de la hausse La Bourse japonaise a nettement monté mercredi, entraînée par des valeurs technologiques à forte capitalisation telles que Sony et le géant du téléphone mobile NTT DoCoMo qui ont suivi la progression de leurs homologues américaines la veille. En hausse pour la troisième séance consécutive, l’indice Nikkei 225 a fini sur une avance de 302,53 points, soit 1,79 %, à 17 210,08, au-dessus de 17 000 en clôture pour la première fois depuis le 8 juin. L’indice pondéré Topix a quant à lui gagné 24,16 points, soit 1,5 %, à 1 583,95. Quant au Nikkei 300, pondéré lui aussi, il a pris également 1,5 % (4,69 points), à 309,69. On a dénombré sur la première section de la cote, 699 valeurs en hausse pour 557 en baisse, dans un volume de 696,06 millions d’actions contre 655,39 millions mardi. «Le Nasdaq semble bien se porter et cela attire de nouveau les opérateurs haussiers sur les valeurs de haute technologie, a dit Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities SB Capital Markets. Je crois que l’on peut s’attendre à d’autres hausses». Au lendemain de l’avance de 0,59 % du Nasdaq composite au-dessus des 4 000 points pour la première fois depuis le 11 avril, Sony a gagné 2,41 %, à 10 010 yens. Parmi les autres grands constructeurs d’électronique, Toshiba Corp. a fait un bond en avant de 5,04 % à 1 146 yens, et Hitachi Ltd s’est adjugé 4,46 %, à 1 452.
Le dollar est resté confiné dans des marges très étroites au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) hier, à Beyrouth, dans un marché manquant beaucoup d’entrain en l’absence d’initiatives à l’offre et à la demande en dehors des besoins quotidiens courants des opérateurs. Ainsi, après que la BDL se fut déclarée prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter en même temps à 1 501,00 LL, il a dû se maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, eu égard à l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, il s’est négocié dans les transactions interbancaires au haut de cette fourchette, entre 1 513,50 et 1 514,50 LL, avec souvent un point d’ancrage à 1 514,00 LL et parfois en dehors de la BDL,...