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Actualités - Chronologie

Les syriens souhaitent plus d'ouverture économique et pas de concessions à Israël

Les Syriens, d’ordinaire réservés, sont devenus bavards et souhaitent que leur nouveau dirigeant Bachar el-Assad instaure plus de démocratie, d’ouverture économique et ne fasse pas de concessions à Israël. Interrogés sur leur vœu le plus cher qu’ils voudraient voir réalisé par Bachar el-Assad , leurs réponses vont de «la libération d’innocents dans les prisons» à «la récupération du Golan» occupé par Israël, à de «plus hauts salaires» et «à un ordinateur dans chaque maison». Tout le monde parle, des garçonnets de 10 ans aux marchands, chauffeurs de taxi, encouragés par les vents du changement qui avaient déjà commencé à souffler durant les deux dernières années de pouvoir du président défunt Hafez el-Assad . «Avant, nous n’osions pas parler de la corruption. Maintenant, nous le faisons ouvertement, dans des conférences, dans les cafés, entre collègues et entre amis», affirme un commerçant damascène. Il faisait référence à la campagne anticorruption encouragée par Bachar el-Assad et menée par le gouvernement de Mohammad Miro depuis mars dernier et qui a déjà fait plusieurs victimes. «Je souhaite que le docteur Bachar continue sa lutte contre la corruption jusqu’à ce qu’il arrive à l’éradiquer complètement», affirme Abbas qui tient une échoppe d’antiquités derrière la superbe mosquée des Ommeyades, au cœur de Damas. «Nous devons suivre le courant mondial et ouvrir nos marchés», ajoute Abbas qui veut aussi une réglementation claire de la vente des antiquités. D’autres antiquaires comme Abbas espèrent que Bachar éliminera «l’ignorance et la lourdeur bureaucratiques qui forcent les commerçants à traiter leurs affaires au marché noir». Fayez, un vieux Damascène, naguère commerçant et qui maintenant fait le taxi pour vivre, souhaite que Bachar «libère les innocents qui sont en prison, renforce la démocratie et restaure l’harmonie et la coexistence qui existaient naguère». L’association de défense des droits de l’homme, basée à Londres, Amnesty International, a publié la semaine dernière un communiqué sur la Syrie, dans lequel elle souligne que, malgré certains progrès dans le respect des droits de l’homme, environ 1 500 prisonniers de conscience sont toujours en prison. Protecteur des chrétiens Beaucoup de Syriens trouvent naturel l’accession au pouvoir de Bachar el-Assad après la mort de son père et attendent de lui qu’il applique les principes de la politique de Hafez el-Assad , notamment en ce qui concerne le processus de paix. «Il ne doit jamais capituler, faire des concessions à Israël, ou accepter la normalisation», affirme un jeune chrétien. «Je ne suis pas contre les négociations si c’est seulement pour récupérer le Golan», conquis par Israël à la Syrie lors de la guerre de 1967, ajoute-t-il. Georgette, la trentaine, sacristine à la cathédrale grecque-catholique de Notre-Dame al-Nyah à Damas veut que Bachar «continue à protéger les chrétiens comme le faisait son père». «Hafez el-Assad était un vrai père pour nous. Il traitait les chrétiens comme les musulmans sans aucune différence et nous tenait en son estime», ajoute-t-elle. Avec un taux de chômage de 20 % et un salaire minimum de 60 dollars, les Syriens veulent aussi que Bachar améliore leurs conditions de vie. «Je voudrais qu’il ouvre encore plus d’écoles et d’hôpitaux pour les pauvres», affirme Firas, 11 ans, qui rêve de devenir ingénieur civil. Il suit des cours d’initiation à l’informatique dans son école privée. Son camarade Basil Jabra, huit ans, veut que Bachar fournisse «à chaque enfant un ordinateur dans sa maison». Le directeur de l’école, Hani Khouri, croit que Bachar réalisera au moins ce vœu : «Je l’ai rencontré à plusieurs occasions. L’informatique est sa passion. Il a dit publiquement que la Syrie doit rentrer dans l’ère de l’Internet. Bachar est un homme qui tient parole».
Les Syriens, d’ordinaire réservés, sont devenus bavards et souhaitent que leur nouveau dirigeant Bachar el-Assad instaure plus de démocratie, d’ouverture économique et ne fasse pas de concessions à Israël. Interrogés sur leur vœu le plus cher qu’ils voudraient voir réalisé par Bachar el-Assad , leurs réponses vont de «la libération d’innocents dans les prisons» à «la récupération du Golan» occupé par Israël, à de «plus hauts salaires» et «à un ordinateur dans chaque maison». Tout le monde parle, des garçonnets de 10 ans aux marchands, chauffeurs de taxi, encouragés par les vents du changement qui avaient déjà commencé à souffler durant les deux dernières années de pouvoir du président défunt Hafez el-Assad . «Avant, nous n’osions pas parler de la corruption. Maintenant, nous le faisons...