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Actualités - Chronologie

Golf - US Open La marche triomphale de Tiger Woods(photo)

Tiger Woods n’a pas laissé de place au suspense. La dernière journée de l’US Open dimanche s’est résumée en une marche triomphale du jeune prodige américain vers son troisième succès dans un des quatre tournois majeurs de golf, après ses victoires en 1997 dans le Masters d’Augusta et en 1999 dans le championnat PGA. Disséquant le sélectif parcours de Pebble Beach (Californie) avec une précision chirurgicale, Woods a bouclé son dernier parcours en 67, quatre sous le par, terminant avec 272 coups et une avance astronomique de 15 coups sur ses lointains seconds, le Sud-Africain Ernie Els et l’Espagnol Miguel Angel Jimenez. C’est là l’écart le plus important enregistré dans un tournoi majeur depuis la codification du jeu au siècle dernier. Un écart d’un autre âge supérieur aux 11 coups d’avance d’un certain Willie Smith lors de l’US Open 1899 et aux 13 coups que s’était assuré Old Tom Morris pour remporter l’Open britannique en 1862. Mais plus encore que ces records vénérables, c’est le chiffre global de 12 en dessous du par après 72 trous qui est impressionant dans un tournoi spécialement conçu par la Fédération américaine pour rendre le par difficile à battre. «Quand on finit l’US Open aussi loin sous le par, on sait qu’on a bien joué», a remarqué Tiger Woods, qui est devenu dimanche le 5e vainqueur à s’imposer après avoir mené de bout en bout. «Aujourd’hui et toute la semaine, je me suis senti très serein, très calme, a-t-il raconté. Même samedi dans des conditions orageuses difficiles, j’étais tout à fait tranquille intérieurement». Son succès de dimanche rappelle celui de 1997 dans le Masters d’Augusta où il avait mené de 9 coups après trois jours pour terminer avec un avantage de 12. Tiger Woods avait alors 21 ans. Il en a maintenant 24 et il ne lui manque plus maintenant que l’Open de Grande-Bretagne pour réussir un premier Grand Chelem de carrière, exploit que Jack Nicklaus, celui à qui il est le plus souvent comparé, avait réalisé à 26 ans. La supériorité de Tiger Woods, le seul à terminer l’Open sous le par, a été telle que dès la seconde journée la lutte derrière s’est circonscrite à tenter d’entrer dans les 15 premiers du classement final, tous automatiquement qualifiés pour la prochaine édition de l’épreuve. Elle a également permis d’éviter une déroute des Américains qui, Woods excepté, ne sont que cinq dans les 15 premiers, John Huston, 4e derrière Els et Jimenez, Stewart Cink, David Duval et Loren Roberts, ex-aequo à la 8e place avec le vainqueur du Masters le Fidjien Vijay Singh, et Paul Azinger qui partage la 12e place avec le Sud-Africain Retlief Goosen, le Néo-Zélandais Michael Campbell et l’Espagnol Jose Maria Olazabal. Elle a également masqué une belle performance d’ensemble des Européens, qui en plus de Jimenez et d’Olazabal ont réussi à placer le Britannique Lee Westwood et l’Irlandais Padraig Harrington à la cinquième place et le Britannique Nick Faldo à la 7e. De quoi donner des espoirs aux golfeurs du vieux continent qui ne comptent toujours qu’un seul succès dans l’épreuve américaine par l’Anglais Tony Jacklin en 1970.
Tiger Woods n’a pas laissé de place au suspense. La dernière journée de l’US Open dimanche s’est résumée en une marche triomphale du jeune prodige américain vers son troisième succès dans un des quatre tournois majeurs de golf, après ses victoires en 1997 dans le Masters d’Augusta et en 1999 dans le championnat PGA. Disséquant le sélectif parcours de Pebble Beach (Californie) avec une précision chirurgicale, Woods a bouclé son dernier parcours en 67, quatre sous le par, terminant avec 272 coups et une avance astronomique de 15 coups sur ses lointains seconds, le Sud-Africain Ernie Els et l’Espagnol Miguel Angel Jimenez. C’est là l’écart le plus important enregistré dans un tournoi majeur depuis la codification du jeu au siècle dernier. Un écart d’un autre âge supérieur aux 11 coups d’avance d’un...