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Actualités - Chronologie

Le mystère entourant les disques durs de Los Alamos reste entier

Le soulagement mais aussi un sentiment de suspicion prévalaient, au lendemain de la soudaine réapparition des disques durs disparus du laboratoire de Los Alamos, au terme d’une semaine d’intense polémique sur la vulnérabilité des secrets nucléaires américains. L’enquête de la sûreté fédérale (FBI) se poursuivait afin d’éclaircir les circonstances du déplacement des disques durs, retrouvés à l’intérieur d’une aire sécurisée du laboratoire, selon le département de l’Énergie. Les autorités cherchent, en outre, à établir l’authenticité de ces matériels et à s’assurer qu’ils n’ont pas été altérés, a-t-on précisé de même source. Une équipe de spécialistes de l’électronique s’est rendue sur place afin d’analyser les disques durs, retrouvés derrière une photocopieuse, ont rapporté des médias américains. Quelque 60 agents du FBI se trouvent à Los Alamos au Nouveau-Mexique (sud-ouest) depuis le début de l’enquête, interrogeant le personnel à l’aide de détecteurs de mensonge. Le laboratoire est géré conjointement par l’Université de Californie et le département de l’Énergie. La presse américaine se montrait friande d’hypothèses variées dont l’idée que quelqu’un aurait pu mettre les disques à cet endroit en cédant à la panique devant l’ampleur prise par un scandale aux contours encore imprécis. Selon un responsable non identifié, cité par le New York Times, les disques durs ont été retrouvés «dans des circonstances qui soulèvent des interrogations». Les disques durs amovibles ont été visuellement repérés à l’intérieur du laboratoire de Los Alamos où se trouvait le coffre-fort dans lequel ils auraient dû normalement être entreposés, avait annoncé le secrétaire à l’Énergie, Bill Richardson, en précisant que l’enquête se poursuivait. Les disques dû contiennent des données techniques très sensibles sur la fabrication des armes nucléaires américaines et étrangères, notamment comment les désamorcer, ont indiqué cette semaine des responsables. Le laboratoire de Los Alamos s’est déclaré «soulagé» par la découverte, alors que la sécurité au sein du vaste complexe de recherche, berceau de la première bombe atomique américaine, a été mise en cause, provoquant l’embarras de l’Administration Clinton. L’incident intervient un peu plus de six mois après l’arrestation d’un scientifique d’origine taïwanaise, Wen Ho Lee, travaillant dans le laboratoire et qui a été inculpé pour avoir copié sur des ordinateurs non protégés des secrets sur la technologie des missiles nucléaires. Cette nouvelle brèche dans la sécurité nucléaire des États-Unis a soulevé la colère de nombre de parlementaires notamment vis-à-vis de M. Richardson, qui leur avait assuré des progrès à ce sujet à Los Alamos. Bill Richardson s’était pour sa part déclaré «furieux» de la disparition des disques, tandis que le président Bill Clinton avait promis de faire toute la lumière sur cette affaire rocambolesque. Les autorités fédérales ont dès le début privilégié la thèse d’une «erreur humaine», mais sans écarter un possible cas d’espionnage. La disparition des disques durs a été constatée le 7 mai, mais les autorités fédérales n’ont été mises au courant que le 1er juin, soit trois semaines après les faits.
Le soulagement mais aussi un sentiment de suspicion prévalaient, au lendemain de la soudaine réapparition des disques durs disparus du laboratoire de Los Alamos, au terme d’une semaine d’intense polémique sur la vulnérabilité des secrets nucléaires américains. L’enquête de la sûreté fédérale (FBI) se poursuivait afin d’éclaircir les circonstances du déplacement des disques durs, retrouvés à l’intérieur d’une aire sécurisée du laboratoire, selon le département de l’Énergie. Les autorités cherchent, en outre, à établir l’authenticité de ces matériels et à s’assurer qu’ils n’ont pas été altérés, a-t-on précisé de même source. Une équipe de spécialistes de l’électronique s’est rendue sur place afin d’analyser les disques durs, retrouvés derrière une photocopieuse, ont...